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Le dolmen d'Oppagne

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Le dolmen d'Oppagne

Comme son nom l'indique, c'est une sépulture collective datant de l'époque néolithique.

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Comme son nom l'indique, c'est une sépulture collective datant de l'époque néolithique. Construit vers 3000 avant Jésus Christ, il a sans doute été utilisé par plusieurs générations. On a retrouvé ici les restes d'une dizaine d'individus des deux sexes. Mais il n'est pas exclu que les néolithiques eux-mêmes aient retiré les ossements de leurs ancêtres pour enterrer à leur place de nouvelles dépouilles.
Les blocs employés pour construire ce dolmen proviennent de la colline située à l'est de Wéris. Inutile de vous dire que leur transport jusqu'ici tient de l'exploit. Bernadette Mailleux, historienne au musée de Wéris, en tout cas, est plus qu'admirative.
Ces blocs pèsent 7 à 8 tonnes. Ils ont été acheminés jusqu'aux endroits choisis par les néolithiques avec les moyens de l'époque. L'archéologie expérimentale l'a démontré : ils ont pu être roulés sur des rondins de bois et tirés à l'aide de fibres végétales en ortie ou en tilleul. C'est extraordinaire : nous sommes en présence d'une société organisée, hiérarchisée. C'était des gens qui savaient travailler, où la solidarité devait avoir de l'importance parce que pour tirer des blocs pareils, ce n'est pas 5-10 personnes qu'il fallait, mais bien davantage.
Bien évidemment, ce sens de l'organisation était tout aussi indispensable pour amener près du dolmen la série de menhirs, des pierres trouvées dans la nature et choisies pour leur forme tout en hauteur. Les archéologues pensent qu'elles servent ici à délimiter un endroit de culte.
Ce qui est sûr, c'est que l'emplacement des dolmens ne doit rien au hasard. C'est vrai pour celui d'Oppagne. C'est vrai aussi pour celui de Wéris, situé à un kilomètre d'ici. Ecoutez les explications de Bernadette Mailleux.
Sous le dolmen de Wéris se trouve un croisement entre une faille géologique et un cours d'eau. Ce croisement provoque des ondes telluriques négatives, donc mauvaises pour tout ce qui vit. Et il semble que le dolmen ait été placé là dans le but de rectifier ces ondes négatives. Je l'ai expérimenté avec un pendule qui tourne dans un sens à l'intérieur du dolmen et sur la table de couverture du dolmen, il se met à tourner dans l'autre sens.
Vous ne serez donc pas surpris d'apprendre que de nombreux groupes viennent se ressourcer sur ce dolmen. Ce dolmen, Juan Camargo Huaman, chaman péruvien, anthropologue et physicien, l'a d'ailleurs choisi pour cadre à une interview accordée en 2000 à la RTBF. Un moment de télévision pour le moins surprenant, comme le raconte André Fonck, habitant de Wéris.
Il a dit qu'il allait invoquer ses esprits tutélaires. Et quelques secondes plus tard, on a vu se lever un vent incroyable qui a courbé toutes les moissons. Cela a duré quelques minutes. Tout est rentré dans l'ordre, après. Moi, j'ai toujours eu l'esprit scientifique. Je doute. Mais là, j'ai vu quelque chose, oui, effectivement.
Tout cela est fort troublant, n'est-ce pas ? Eh bien, vous n'êtes pas arrivés au bout des mystères de Wéris... Pour vous en convaincre, rendez-vous à la pierre Haina, notre prochaine étape.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
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