Wéris >

Le château-ferme

Version mobile
English Néerlandais

Le château-ferme

Comme son nom l'indique, le château-ferme comporte deux parties.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Comme son nom l'indique, le château-ferme comporte deux parties. Une partie château ou, si vous préférez, logis, dans l'aile gauche. Son architecture, avec des murs très épais et des fenêtres étroites, nous rappelle sa fonction défensive. La deuxième partie, constituée de l'aile centrale et de l'aile droite, est pour sa part destinée à l'élevage et à l'agriculture.
Ce château-ferme est construit au 17ème siècle, à l'initiative d'une très riche famille, comme nous le dit Bernadette Mailleux, historienne au musée de Wéris.
Les Marchand sont maîtres de forge. Il faut savoir que dans la vallée de l'Ourthe et de l'Aisne, il y a du minerai de fer qui est exploité et qui va faire la richesse de la terre de Durbuy entre le 15ème et le 17ème siècle. Il y a d'une part les maîtres de forge, ce sont ceux qui transforment le minerai en fer et en fonte le fer qui est extrait. Mais alors vous avez aussi les habitants de la terre de Durbuy, qui étaient de modestes fermiers mais qui pouvaient travailler dans l'extraction et la transformation du minerai et ainsi pouvaient avoir un revenu supplémentaire.
Dans les environs, on produit des objets en fonte et en fer plat, de l'outillage agricole, des socles de charrue, des taques de foyer. Une partie d'entre eux sont acheminés vers la région de Liège, par voie d'eau, sur l'Ourthe, qui est alors navigable.
Mais revenons à l'agriculture. Dans votre dos, vous apercevez deux anciennes fermes qui datent du 19ème siècle, des fermes dites " en long ", c'est-à-dire disposées parallèlement à la route.
Traditionnellement, en Wallonie, les fermes comportent deux parties. Une partie habitation, avec une entrée qui donne sur la cuisine. Et juste à côté, une deuxième porte, plus petite, qui ouvre sur l'étable. A l'intérieur, il existe même une ouverture qui permet de passer directement de l'une à l'autre.
Oui, comme ça, ma femme peut faire en manger, tout en gardant un oeil sur les bêtes
En 1850, pour des raisons d'hygiène devenues évidentes, une loi impose une vraie séparation entre le logis et l'étable...
Aujourd'hui, il n'existe plus à Wéris de ferme en activité. Mais les façades des habitations et le nom de certaines rues portent encore le souvenir des activités agricoles passées. C'est le cas, par exemple, de la voie du herdier, comme nous le précise André Fonck, habitant de Wéris.
Le herdier, c'est un personnage qui rassemblait les troupeaux des gens de Wéris et qui allait faire paître ces troupeaux dans des landes communales. Et il était rémunéré par les propriétaires des animaux.
Vous vous demandez peut-être comment le herdier faisait pour savoir à qui appartenait chaque mouton ? Eh bien, sans doute que les animaux étaient marqués de couleurs différentes. On dit aussi, à Wéris, que beaucoup de bêtes, connaissant par coeur le chemin du retour, rentraient sagement, toutes seules, dans leur étable...
Pour continuer la visite, rendez-vous au dolmen d'Oppagne. A bientôt
Retour haut de page