Le quartier des Gratte-ciel de Villeurbanne, une utopie réalisée >

Une cité de logements sociaux en centre ville

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Une cité de logements sociaux en centre ville

Nous sommes place Lazare Goujon, devant la statue du buste de Lazare Goujon.

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Une cité de logements sociaux en centre ville
Nous sommes place Lazare Goujon, devant la statue du buste de Lazare Goujon.
Lazare Goujon c'est un médecin, qui a été élu maire de Villeurbanne en 1924. Et dès le début de son mandat, il est confronté à une situation difficile : la crise du logement...
Il faut dire que la population est en pleine croissance.... Elle va doubler en 20 ans, pour passer de 40 000 à 80 000 habitants entre 1911 et le début des années 30...
Il faut s'imaginer les lieux à l'époque.... Ici, pas de grands immeubles. Au contraire, le paysage est composé de petites maisons, de terrains vagues, l'urbanisation n'en est qu'à ses balbutiements, ici on a plutôt des champs cultivés, des usines et des taudis.
Les gens vivent dans l'insalubrité. Et en tant que médecin, Lazare Goujon veut faire quelque chose pour améliorer les conditions de vie de ses administrés.
Pour lui, l'important, c'est de leur redonner une dignité. Son leitmotiv, ce sera donc : hygiène, confort et bien-être social, aussi bien au niveau individuel que collectif.
Il décide donc de créer un nouveau centre urbain. Bernard Meuret est historien, il nous décrit la démarche de ce maire socialiste.
"Il a osé poser un projet fort, très très fort, et c'est quand même remarquable à l'époque, parce que, aller dire qu'il allait créer de toutes pièces un coeur de ville avec du logement appelons le social, c'était surtout du logement qu'il appelait hygiéniste, parce que sa volonté c'était de dire " Les gens vivent dans des conditions limite d'hygiène avec toutes les conséquences sur la durée de vie, et il s'est dit : " il faut que je crée des conditions de vie hygiéniques " Et donc ça a été la naissance du produit Gratte Ciel. Mais surtout il s'est dit, je ne vais pas planter ça comme ça, il faut quand même que je crée un morceau de ville, ce qui est remarquable, alors il a réfléchi à l'idée d'un morceau de ville. Qu'est-ce qu'il a pensé ? Ben il a pensé qu'il fallait faire la maison commune, l'hôtel de ville, qu'on voit là, et il a aussi pensé qu'il fallait que les gens aient des relations sociales, s'organiser dans leur ville ".
L'ensemble est pensé pour les ouvriers. Pour leur fournir des logements, des commerces, mais aussi des lieux de vie sociale et culturelle. Lazare Goujon veut que sa commune devienne exemplaire en termes de progrès social.
C'est en cela aussi qu'il est utopiste. Son projet de grande ampleur, est anticonformiste, et surtout il est au service d'UNE population. Il y a dans ce projet -comme dans les autres sites des utopies réalisées- une volonté sous-jacente de créer une cité idéale.
Et pour réaliser cette cité, Lazare Goujon s'entoure évidemment d'hommes compétents : à commencer par Môrice Leroux.
A l'époque, il est quasiment inconnu. Il a été sélectionné pour construire le palais du travail, l'actuel TNP. Ensuite, Lazare Goujon va lui confier l'aménagement complet du quartier.
A ses côtés : l'ingénieur Jean Fleury, le directeur des services techniques de la ville, et Robert Giroud. C'est l'architecte lyonnais, qui a lui remporté le concours pour la construction de l'hôtel de ville.
Le chantier débute en 1930. L'inauguration a lieu quatre ans plus tard. Elle coïncide, à quelques jours près, avec celle du quartier des Etats-Unis à Lyon, l'un des quatre autres sites des utopies réalisées.
Pour écouter notre prochain commentaire, allez vous placer devant le TNP, le théâtre national Populaire.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
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