Le quartier des Gratte-ciel de Villeurbanne, une utopie réalisée >

Le palais du travail

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Le palais du travail

Ce bâtiment était connu autrefois sous le nom de Palais du travail, la pierre angulaire du projet des Gratte-ciel...

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Le palais du travail
Nous sommes face au TNP, le Théâtre National Populaire.
Ce bâtiment était connu autrefois sous le nom de Palais du travail, la pierre angulaire du projet des Gratte-ciel...
Lazare Goujon se l'imagine dès 1927 :
Reconstitution
" ll faut un centre d'activités intellectuelles, artistiques ET morales. C'est indispensable pour le développement démocratique de la cité. Un temple laïc qui donne une impression de grandeur, mais sans faste inutile. "
Le maire de Villeurbanne veut donc mêler : les activités syndicales et associatives, mais aussi le théâtre, et le sport ! Tout cela dans le même bâtiment !
Et c'est Môrice Leroux qui réalise l'édifice. Il remporte le concours d'architecture en 1928. A l'époque, c'est un illustre inconnu, ce que nous confirme Alain Lagier, lui-même architecte à Lyon.
" Bon Leroux déjà, il n'était pas architecte. Et puis il n'était pas lyonnais, c'est quand même important à Lyon, parce qu'à Lyon, il y avait quand même un " clan Tony Garnier ", je dirais, qui monopolisait un certain style architectural, et Leroux, manifestement, appartenait à une autre culture, parce que les immeubles qu'il a faits sont quand même inspirés de toute une tradition parisienne du début du siècle, ce qu'on appelle l'urbanisme hygiéniste, (...) c'est une culture un peu extérieure à Lyon qu'il a apportée.
La première pierre est posée en 1928. Et dessus, on peut lire " huit heures ". C'est le symbole de la lutte à l'époque pour limiter la journée de travail à huit heures.
Mais il faudra attendre 1930 pour que les travaux démarrent. Le chantier a pris du retard en raison de problèmes financiers. L'association chargée de lever des fonds et des subventions mettra plus de temps que prévu à récolter l'argent. Elle va même organiser une tombola ! premier prix : une villa...
Donc en 1930, on commence par construire l'aile sur votre gauche. Elle abritera le dispensaire d'hygiène sociale et le bureau d'hygiène.
Dans l'aile sur votre droite, on trouve les salles de réunion, et des bureaux. C'est du reste la seule partie qui porte encore aujourd'hui le nom de " Palais du travail ". Les syndicats y ont toujours des bureaux.
Enfin au centre, on installe le théâtre au premier étage, une brasserie à l'entresol, et une piscine au sous-sol. Elle est d'ailleurs toujours en fonction aujourd'hui.
D'un point de vue architectural, on retrouve tout ce qui fait le mouvement moderne : de larges baies, pas de décor, le toit en pente a disparu, et puis bien sûr des formes géométriques....
Oui, comme sur tous les sites des Utopies réalisées : des cubes, des parallélépipèdes, des sphères, des pyramides....
Ces formes parlent à tout le monde. L'objectif, ce n'est pas de créer des éléments architecturaux propres à l'histoire d'une nation, mais au contraire, d'inventer un langage architectural universel.
Pour écouter notre prochain commentaire, empruntez l'allée centrale sur la place, entre les deux bassins, pour faire face à l'hôtel de ville.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
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