Le quartier des Gratte-ciel de Villeurbanne, une utopie réalisée >

L'hôtel de ville

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L'hôtel de ville

Néoclassique ? Il n'est donc pas typique du mouvement moderne...

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L'hôtel de ville
Un beffroi de 65m de haut, des colonnes cannelées tout au tour du bâtiment, nous sommes devant l'Hôtel de ville, place Lazare Goujon.
Un édifice monumental de style néoclassique.
Néoclassique ? Il n'est donc pas typique du mouvement moderne...
Et non ! Pourtant dans le cahier des charges, il était bien précisé que l'édifice devait révéler " l'esprit moderne de l'administration municipale ".
Lors du concours, beaucoup d'architectes ont donc présenté des projets sobres. Sauf Robert Giroud, un lyonnais, grand prix de Rome....
Mais bien sûr ! c'est vrai qu'il faut se replacer dans le contexte. Villeurbanne voulait affirmer son indépendance.... Etre reconnue comme une commune à part entière...
Oui, Lyon avait tenté d'en faire l'un de ses quartiers à de nombreuses reprises.... Cinq tentatives entre la fin du XIXe siècle et les années 30.
Ce qui plaît dans le projet de Robert Giroud, c'est donc l'aspect monumental de ce beffroi. Cette flèche visible depuis la colline de Fourvière à Lyon, la preuve que Villeurbanne est là et bien là.
Et puis ce beffroi, c'est aussi un clin d'oeil à Tony Garnier.
Tony Garnier ? C'est bien l'architecte du quartier des Etats-Unis à Lyon, l'un des autres sites des utopies réalisées ?
Exactement. Une référence dans l'architecture lyonnaise. Et pas uniquement. Il a été choisi, par exemple, pour concevoir l'hôtel de ville de Boulogne Billancourt en région parisienne. Et dans ce projet, Tony Garnier prévoit un beffroi, quasi identique, qui ne sera finalement pas retenu....
Robert Giroud veut donc s'inscrire dans la ligne de son illustre collègue....
Oui. Mais revenons à l'architecture du bâtiment.... Vous ne remarquez rien de particulier ?
Les façades, non ? Elles se ressemblent beaucoup.
Elles sont similaires. A l'arrière, comme à l'avant.
Alors, si vous regardez bien. Il y a quand même quelques différences : Celle-ci, devant nous, est dotée d'un fronton qui donne une ligne plus horizontale, en harmonie avec la place et l'ancien palais du travail, l'actuel TNP.
De l'autre côté, on est au contraire, dans la verticalité avec le beffroi. Il est aussi le gage du caractère officiel de la façade. Le bureau du maire est d'ailleurs situé juste en dessous, on peut le reconnaître à son balcon....
Le maire a une vue imprenable sur l'avenue Henri Barbusse, avec ses logements et ses commerces.
Mais de ce côté-ci, il y a une belle vue sur la place, avec ces deux bassins et les petites fontaines.
Elle a été conçue par Môrice Leroux, l'architecte principal du projet des Gratte-ciels.
Toujours dans la symétrie. Au milieu des deux bassins : l'allée centrale qui relie l'hôtel de ville à l'ancien palais du travail.....
L'idée, c'était de reprendre l'organisation classique en face à face de la mairie et de l'église.... Mais dans une version à la républicaine
Et même après sa rénovation récente, cette place reste un endroit où les villeurbannais se rassemblent. C'est toujours le coeur du quartier.

Pour écouter notre prochain commentaire, contournez l'hôtel de ville pour vous retrouver de l'autre côté, face à l'avenue Henri Barbusse.
Merci de continuer votre visite. A bientôt
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