Villard-Saint-Pancrace >

Le village d'hier et aujourd'hui

Version mobile
English Italien

Le village d'hier et aujourd'hui

Le village s'étire en longueur de part et d'autre du torrent des Ayes, affluent de la Durance

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Le village s'étire en longueur de part et d'autre du torrent des Ayes, affluent de la Durance. Appelé aussi Le Grand Villar, Villarium sancti Pancrati se serait développé, au Moyen Age, autour d'une maison forte, la Tour, bâtie sur un roc. Son histoire s'apparente à celle de Briançon, capitale des Escartons.
A la fin du 17e siècle et au début du 19e siècle, il compte plus d'un millier d'habitants.
Jusqu'à la seconde guerre mondiale, les Vialans étaient tous agriculteurs. Leurs exploitations de petite taille ne leur offraient que de maigres revenus. Ils les complétaient en travaillant l'hiver dans les mines d'anthracite situées au-dessus du village ou à l'usine de la schappe à Briançon. La commune était divisée en nombreux quartiers, bien séparés les uns des autres et autonomes. Chacun administrait ses chemins, ses canaux, son four, son moulin...
Malheureusement, en août 1944, les troupes allemandes incendièrent à la torche 170 maisons sur 265. La reconstruction fut engagée dès 1947 et dura jusqu'en 1965.
En flânant, vous remarquerez le contraste entre habitat ancien - dont certaines façades avec leur porche arrondi demeurent - et habitat moderne.
Seuls le centre du village et le quartier de Sachas ont conservé l'organisation traditionnelle du 18e siècle : des rues étroites qui desservent des bâtiments accolés les uns aux autres, parfois même enchevêtrés. Cet agencement, dû à la nécessité d'économiser les terrains cultivables et les matériaux de construction, était le plus courant dans la région.
Les maisons de la reconstruction, conçues pour répondre aux nouveaux besoins des agriculteurs, ne furent plus groupées comme autrefois mais isolées et entourées d'un jardin. Les montoirs d'accès à la grange furent agrandis et bétonnés. Grande nouveauté pour les habitants, les appartements furent équipés d'une salle d'eau et d'une buanderie. Cette urbanisation imposée, avec des maisons trop neuves, trop urbaines, bouleversa les relations de voisinage.
Retour haut de page