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Route et roulage

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Route et roulage

La route du Lautaret et le développement des activités autour

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Ramification de la grande voie romaine reliant l'Italie à l'Espagne, puis " chemin général " au temps des Dauphins, l'itinéraire du Lautaret, jusqu'au 17e siècle, n'a pas de chaussée réellement définie, il s'agit plutôt de multiples petits tronçons choisis en fonction des circonstances dans le réseau des chemins locaux. On passe partout où on peut, comme on peut, au péril de sa vie.
C'est l'intérêt stratégique militaire qui va déterminer des travaux, d'abord à courte vue, par la suite plus durables. Sous le 2nd Empire dont la politique était tournée vers l'Italie, le tracé actuel est achevé. En 1856, le percement, près de La Grave, de deux longs et coûteux tunnels supprime les dangers du redoutable passage des Ardoisières et rend la route carrossable. 
Le développement du trafic qui s'ensuit va faire éclore de nouvelles activités. Entreprises de roulage, relais de poste, auberges, vont fleurir le long de la route, laissant leur empreinte dans les villages. Leurs bâtiments, différents de l'habitat rural traditionnel par leur forme et leurs dimensions, leur décor et leur aménagement intérieur, se remarquent encore aujourd'hui à Villar d'Arène.
Qui dit roulage dit grande maison, car il est indispensable d'avoir une vaste écurie pour abriter les mulets et les chevaux ainsi qu'une remise pour entreposer les véhicules. On a donc construit de nouveaux bâtiments, ou agrandi les anciens. L'aisance s'affirmant, on y fait entrer la modernité : pièces d'habitation et chambres à coucher plus nombreuses, plus confortables, meublées de façon cossue, cuisine distincte de la salle de séjour...
Et jetez donc un coup d'oeil aux hôtels d'aujourd'hui, ce sont les auberges d'autrefois ! Elles ont été largement transformées, mais les rez-de-chaussée ont souvent gardé leurs élégantes voûtes du 19e siècle, du temps où on accueillait et réconfortait là le voyageur qui bravait la route du Lautaret.
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