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Uzerche

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Uzerche

Uzerche, la perle du Limousin !

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Uzerche, la perle du Limousin ! C'est en effet le surnom donné au village. D'ailleurs, le proverbe le dit bien. " Qui a maison à Uzerche a château en Limousin ! "
Et ce n'est pas Gaucelm Faidit qui dirait le contraire. De retour de ses lointains périples, le troubadour d'Uzerche vante... " Ce doux pays où le moindre jardin vaut mieux que la richesse et l'aisance sur une autre terre. "
Gaulcem Faidit chantait plus mal qu'aucun homme au monde, mais il fit beaucoup de bonnes mélodies avec de bonnes paroles. Il se fît jongleur parce qu'il avait perdu tout son avoir au jeu de dés. C'était un homme d'une grande largesse et il fut très glouton pour manger et boire ; pour cela, il devint gros outre mesure. Très long fût le temps des désagréments, sans dons et sans honneurs à espérer, si bien que plus de vingt ans il alla à pied par le monde, et que, ni lui, ni ses chansons, n'étaient ni appréciés, ni souhaités.
Avec 65 poésies conservées, son oeuvre est l'une des plus abondante du répertoire des troubadours.
Voilà le portrait de Gaulcem Faidit , que dressent Gérard Zuchetto et Jorn Gruber dans le " livre d'or des troubadours ".
En bas - en face au fond de la place - légèrement sur la droite, vous apercevez une maison de style renaissance. C'est la maison Eyssartier , du nom de la famille qui l'habitait, une famille d'apothicaires, comme en témoignent le pilon et le mortier sculptés sur la façade.
Tenez, avec ça, vous ne risquez plus d'avoir des rats à la maison !
C'est ici, chez les Eyssartier , que Marie Capelle, au coeur de l'affaire Lafarge, a acheté l'arsenic qui aurait servi à empoisonner son mari.
Toujours en bas, sur la partie gauche de la place de la Libération, une belle maison à pans de bois.
A droite, maintenant, l'abbatiale Saint-Pierre, construite aux 11 ème et 12 ème siècles. Son clocher, de style roman limousin, est digne d'attention : il présente trois étages carrés, qui servent d'assise à un quatrième, octogonal.
La flèche qui le surmonte remplace celle qui avait été abattue par la foudre au début du 17 ème siècle.
N'hésitez pas à pousser le portail de l'église. A l'intérieur, vous verrez notamment un lutrin, ou si vous préférez un pupitre , en forme d'aigle.
Et puis, il vous faut aussi visiter la crypte, dans laquelle se trouvaient les reliques des Saints Léon et Coronat , deux évêques bretons dont les dépouilles avaient été transférées à Uzerche. Construite avant même le reste de l'édifice, la crypte est accessible par l'extérieur. Pour vous y rendre, vous devez contourner l'église par la droite.
Tout en écoutant le commentaire, faites un demi-tour et allez vous positionner face au parapet.
Nous nous trouvons ici sur la place de la Lunade , une procession qui -comme son nom l'indique- se déroule au clair de lune, à Tulle.
Nous sommes au milieu du 14ème siècle. La peste progresse. C'est alors qu'un moine a une révélation. Pour faire régresser l'épidémie, il faut porter la statue de Saint-Jean Baptiste à travers la ville. La procession, qui se déroule au clair de lune, permet de stopper la maladie. En souvenir de ce miracle, les Tullois, munis de cierges et de flambeaux, prennent part, tous les 23 juin, à la Lunade . Massés derrière la statue de Saint Jean-Baptiste, ils s'en vont sur la rive gauche, puis au terme de nombreuses stations reviennent à la cathédrale pour une messe.
La Lunade permet aussi de combattre la peste brune...
Disons en tout cas que la tradition a été respectée, même pendant la seconde guerre mondiale. En 1944, la procession s'est déroulée clandestinement.
Eh oui, ils avaient caché la statue dans une remorque, tirée par un vélo.
Faisons un petit tour d'horizon.
Devant nous, en contrebas, la rivière, c'est la Vézère.
A notre droite, on aperçoit une tourelle arrondie, celle de l'hôtel des Joyet de Maubec , qui date du 17 ème siècle.
Sur la gauche, à flanc de colline s'étend le quartier de Sainte Eulalie, du nom d'une sainte espagnole. Il se situe au carrefour d'anciens itinéraires, dont la route continentale des métaux précieux qui, à l'âge du bronze, reliait l'Armorique à la Méditerranée.
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