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Place du palais de justice

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Place du palais de justice

Quand les artistes se jouent de la justice

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La place du Palais de justice
Ici, la statue de l'avocat allant plaider nous accueille. Ne cherchez pas de sculpture sur socle, cherchez plutôt un homme de taille moyenne, ventripotent, nez en l'air, démarche assurée et coulé dans le bronze...
C'est la création de Pascal Coupot...un artiste haut-saônois.
Contrairement aux sculptures du 19e siècle qui étaient sur un piédestal et qui toisaient un petit peu de leur regard et de leur grandeur les spectateurs, je cherche justement à les désacraliser et à les mettre au même niveau qu'eux.
Cette statue a été installée ici en 2006 suite à une commande de la ville.
Je me suis dit que le lieu était tellement fort symboliquement, architecturalement, historiquement, marqué par le palais de justice, la justice depuis l'ancien baillage d'Amont sur ce lieu, que toute sculpture qui parlerait d'autre chose que la justice serait hors sujet. Et comme j'aime beaucoup Daumier, caricaturiste célèbre du 19e siècle qui a beaucoup portraituré les gens de justice, pour lui faire un petit clin d'oeil j'ai proposé de faire un avocat allant plaider, bien ventru, bien nourri, bien imbu de sa personne, et il part à grandes enjambées pour aller plaider sa cause en direction de la porte du palais de justice.
A Besançon ou à Pusy-Epenoux, d'autres sculptures de Pascal Coupot, vous aideront à vous faire une idée du style de l'artiste.
Ici, l'oeuvre fait donc face à l'architecture très classique du palais de justice. C'est normal, le bâtiment a été construit en 1773 ! Il est inscrit à l'inventaire des Monuments historiques.
La justice à Vesoul c'est une longue histoire ! Dès 1333, le baillage est fixé dans la ville. Vesoul devient donc une capitale judiciaire et administrative, pour devenir une Préfecture de nos jours.
C'est drôle ce que je dis ?
Non, mais je regardais la façade et je me suis souvenue de ce qu'on m'avait expliqué...
mais encore ?...
et bien, tu vois cette balance de la justice... déséquilibrée ? Et à côté le masque de la comédie ? On raconte que l'artiste sculpteur n'aurait pas été payé à la fin du chantier et qu'il se serait donc permis cette liberté, en représailles...
C'est possible cette histoire?
Je ne sais pas, mais je me dis que les sculpteurs se sont emparés chacun à leur manière du thème de la justice, non sans une certaine dose d'ironie !
Deux exemples sur la même place.
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