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Fresques de l'Hôtel de ville

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Fresques de l'Hôtel de ville

La Vesoul idéale, version Decaris

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Les fresques de l'Hôtel de ville
Dans le hall de la mairie de Vesoul : de magnifiques fresques.
Elles sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques et signées, Albert Decaris, un peintre et un graveur connu surtout des philatélistes puisqu'il a réalisé près de 600 timbres !
Ça contraste avec cette oeuvre...elle est immense ! Il a dû lui falloir des mois pour peindre tout ça !
Six mois exactement....et dans des conditions loin d'être confortables. Nous sommes en 1937, le bâtiment est en travaux, cet ancien hôpital se transforme en mairie. Immersion dans l'ambiance de l'époque.
Bruits de burin légers contre le mur
Plus haut la lumière ! Comme ça Mr Decaris ? Ça ira. Un petit coup de main de la fée électricité n'aurait pas été de refus !
Revenons au 21e siècle pour retrouver Sandra Dreux de l'office de tourisme du pays de Vesoul.
Il a fallu tirer une guirlande depuis l'extérieur pour illuminer un minimum le hall, il faisait très froid les travaux se sont déroulés durant l'hiver 1937-1938, et la technique de la fresque est une technique extrêmement exigeante puisque vous allez peindre sur un enduit qui est encore frais. Vous peignez à partir de pigments minéraux ou végétaux et il faut aller relativement vite, le travail s'est découpé en fait en segments d'à peu près 5-6 mètres carré et donc ça représentait une journée de travail.
Et si on parlait de ce qu'elle représente. Je crois reconnaître ici l'église St Georges...
oui à gauche, on a la ville de Vesoul, à droite la vie à la campagne. C'est une vision assez bucolique et idéalisée.
Ce personnage, en montant l'escalier, à droite du vitrail...il me dit quelque chose. Ah je sais ! C'est Jean-Léon Gérôme le célèbre peintre vésulien !
Buzzer faux Faux. Il s'agit en fait du dernier vigneron de Vesoul, Mr Lamy. Mais Decaris a, semble-t-il, voulu jouer avec les personnages en lui donnant les traits de Jean-Léon Gérôme.
Des pièges...et cette Marianne dans le vitrail, c'est quelqu'un de connu ?
De connu pour Albert Decaris : c'est sa femme ! Elle tient un bouquet républicain aux couleurs du drapeau français. Une Marianne devant laquelle les Allemands passeront lorsqu'ils occuperont la ville.
La scène finale au sommet de l'escalier est elle aussi très utopique : ces personnages qui font un déjeuner sur l'herbe.. et là ce ne serait pas la chapelle Notre Dame de la Motte ?
Si, en partie. D'ailleurs en montant cet escalier, c'est un peu comme si on montait à la Motte. Sandra Dreux se fera un plaisir de tout décrypter avec vous lors d'une visite guidée, elle vous fera également découvrir les autres trésors de cet hôtel de ville.
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