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Le temple de Karnak ou l'expérience de la démesure

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Et aussi dans le monde

 

Avec ses forêts de colonnes, ses immenses statues et ses 2km2 de surface, le site de Karnak semble bâti pour des géants !C'est le plus grand ensemble religieux du monde.Un émerveillement pour un spécialiste de l'histoire de l'art et des civilisations anciennes comme Roland Pécout.Plus grand que Saint Pierre de Rome, ou que les temples des Indes parce que pendant près de 1000 ans les Pharaons ont construit à Karnak le sanctuaire du dieu Amon et c'est cette accumulation d'édifices qui à première vue est quelque chose d'incompréhensible et qui prend forme quand on s'y intéresse de près. C'est ça le plus impressionnant. Siècle après siècle, les souverains dépensaient des fortunes pour vénérer le roi des dieux. Son clergé était le plus riche d'Egypte, comme le montrent les registres du Nouvel Empire.81 000 esclaves et serviteurs ;
421 000 têtes de bétail ;
345 000 hectares de terre ;
83 bateaux ;
31 000 tonnes d'or ;
997 000 tonnes d'argent ;
11 000 prêtres officiaient à Karnak dans une ville entièrement conçue en hommage à Amon ; avec ses familles, ses fonctionnaires, ses marchands... ses habitants. Roland Pécout.Tout autour c'était la ville. La ville des temples, la ville religieuse et tout autour des temples, il y avait une vie extrêmement bigarrée, puissante. Et, à côté de ça, il y avait dans les temples, le silence, la méditation, les rites ésotériques, la solitude du pharaon ou du grand prêtre dans le naos, c'est-à-dire la chapelle où était la statue du Dieu. Cette contradiction, ce contraste entre la vie exubérante de la ville sacrée et le silence méditatif et ésotérique de l'intérieur des temples, ça devait quelque chose d'assez impressionnant. Les reliefs de toute taille couvrent les murs du temple, avec leurs personnages de profil. A l'image des cathédrales du moyen-âge, qui contaient l'histoire sainte, chaque édifice de Karnak chante la gloire d'Amon et du pharaon. Christine Antoine, guide conférencière.Sur les temples pharaoniques, là où le peuple a le droit d'être, on a toujours des scènes qui présentent le Pharaon dans des représentations idéales. Par exemple, il est là comme il faut devant les divinités, présentant des offrandes, il est là avec son armée, parfois sur les murs. C'était de la propagande pour le pharaon.Et toujours ce contraste entre le peuple à l'extérieur et les prêtres, les initiés, qui prient au plus profond des temples.A l'intérieur, les dessins ou bien les reliefs, ce sont plus des textes et des prières sur les murs avec toujours des scènes d'offrandes et la présentation des différentes activités du pharaon.Au IVème siècle avant notre ère, Alexandre le Grand s'empare de l'Egypte et à sa mort, c'est un Macédonien, Ptolémée, qui monte sur le trône du Pharaon. Malgré ses origines étrangères, lui et ses descendants vont aussi contribuer à l'enrichissement de Karnak.
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