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Kheops, Kefhren et Mikherinos, tombeaux des souverains

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Et aussi dans le monde

 

Dans un brouhaha parfois assourdissant, les touristes se pressent autour des 3 majestueuses pyramides de Gizeh. Et ça fait plus de 2 000 ans que ça dure ! Lors de votre promenade sur le site, vous remarquerez des graffitis en grec et en latin sur les murs des temples, autour des pyramides : ce sont autant de témoignages des visiteurs de l'Antiquité. Comme vous, ils venaient admirer les tombeaux des anciens Pharaons.A l'époque romaine, quand l'Egypte est devenue une province romaine, le voyage en Egypte était une destination extrêmement prisée.Les pyramides de Gizeh sont considérées comme le 1er site touristique de l'histoire de l'humanité. Roland Pécout est spécialiste des civilisations anciennes.Les Romains un peu à l'aise, un peu riches, faisaient le voyage d'Orient. Ca commençait par la Grèce, on allait à Athènes. Et ensuite, on allait en Egypte. On allait visiter les colosses de Memnon, les pyramides et quelques tombeaux. Donc, c'était le 1er lieu touristique de l'humanité, c'est surprenant. Ca l'est resté sans discontinuité depuis. Les touristes grecs et romains ne sont pas les seuls à avoir laissé leur empreinte sur la pierre. En pénétrant dans les entrailles de la pyramide de Khephren, vous ne pourrez pas rater la grande inscription de lettres noires sur une des parois de la chambre funéraire.Giovanni Battista Belzoni, un ancien moine devenu explorateur : c'est lui qui a rouvert le tombeau de Kephren en 1818. Il n'a pas hésité à inscrire sa dédicace sur les murs.
Les Italiens mais aussi avant eux, les Français sous les ordres du général Bonaparte... tous ceux qui ont foulé le sol d'Egypte aux 18ème et 19ème siècles ont voulu laisser leur empreinte. Racha el Nockrachy est guide conférencière.
On voit des graffitis dans tous les temples, des graffitis grecs, de l'époque copte. Ce n'est pas seulement des touristes. Il y a aussi des savants qui ont laissé leurs traces. On voit des noms un peu partout. " te souviens-tu que sur les pyramides, chacun osa graver son nom. On vit flotter après avoir vaincu, nos étendards sur le berceau du monde "C'est l'extrait d'un hymne dédié à l'époque aux grognards napoléoniens. Laisser sa signature sur ces pierres était une preuve de pouvoir, comme planter des drapeaux sur la banquise ou sur la lune. Mais pas seulement. Roland Pécout.C'était une tradition nationale. En même temps, c'était une tradition de découvreur et même de communication. Par exemple, les compagnons du tour de France laissaient des graffitis de ce genre, sur le pont du Gard ou ailleurs. C'était le même esprit. Pour ceux qui venaient après, ça voulait dire que des savants étaient passés là. Il y a par exemple des inscriptions laissées par les savants de l'époque de Bonaparte qui indiquent quelques-unes des données qu'ils ont recueillies. Ca n'était pas seulement du nombrilisme comme c'est le cas aujourd'hui, quand on grave son nom ou que l'on fait un tag. C'était au-delà de ça. Aux pyramides de Gizeh, ce n'est pas seulement l'histoire de l'Egypte pharaonique qui s'offre à nous. Les graffitis nous plongent dans les débuts de l'égyptologie, au 19ème siècle avec les savants qui ont déchiffré ce patrimoine.
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