Haute Corrèze : parcours au pays des troubadours >

Neuvic

Version mobile
English

Neuvic

Il existe un lien invisible en la personne d'Henri Queuille.

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Nous sommes à Neuvic.
Entre la place de la Résistance et la mairie, à votre gauche, il existe un lien invisible en la personne d'Henri Queuille.
Un personnage resté longtemps très en vue...
Henri Queuille, l'un des plus grands hommes politiques français du 20ème siècle, personnage majeur de la résistance contre les nazis, est un enfant de Neuvic. Dès l'âge de 28 ans, il s'installe dans le fauteuil de maire, qu'il ne quitte qu'après plus d'un demi-siècle, peu de temps avant sa mort. Entre-temps, ce membre du parti radical est à trois reprises président du Conseil et collectionne les postes de ministre, en particulier à l'agriculture.
Dans les années 50, les gouvernements se succédaient à une vitesse folle. Mais tout de même, 34 portefeuilles, il fallait le faire !
Henri Queuille est en effet l'une des rares figures de la Troisième république à poursuivre une carrière de premier plan sous la Quatrième.
Il faut dire que son attitude pendant le conflit lui vaut un grand respect. En 1943, il rejoint le général De Gaulle à Londres, d'où il appelle, au micro de la BBC, les paysans français à se joindre à la lutte.
Faites en sorte que les jeunes gens menacés de déportation trouvent auprès de vous l'aide la plus efficace. Formez, par villages et par hameaux, des comités chargés d'assurer leur alimentation et d'organiser des refuges.
Henri Queuille est le nom du musée, qui se trouve tout près d'ici, aménégé dans sa propre maison. Dans ce musée, on retrace la carrière exceptionnelle d'Henri Queuille et aussi l'histoire de la Résistance, qui était particulièrement active dans cette région difficile d'accès, où les Allemands n'osaient guère s'aventurer. Ecoutons le conservateur, Marcel Lavaur :
" Il y a eu plusieurs périodes, disons. Une période où la Résistance et les maquis ont vécu dans la clandestinité, une période où leurs actions étaient surtout des actions de sabotage : sabotage des lignes à haute tension, sabotage des voies ferrées. C'est seulement lorsque le débarquement a eu lieu que là les combats se sont faits au grand jour et que les maquisards se sont risqués à attaquer les colonnes allemandes et que l'on a eu les embuscades et les combats de la libération. "
En pleine 2 ème guerre mondiale, la statue qui orne cette fontaine est promise à la destruction. Les Allemands sont décidés à la faire fondre pour fabriquer des munitions. Le transporteur prévient des Résistants qui, à quatre, la chargent dans une charrette, sous de la paille, avant de l'enterrer dans un endroit d'eux seuls connu. S'ils n'avaient pas survécu, la statue serait sans doute, aujourd'hui encore, dans sa cachette.
Derrière la fontaine, au loin, les Monts d'Auvergne sont enneigés durant tout l'hiver.
A Neuvic, c'est aussi le lac, qu'on imagine à quelques centaines de mètres, sur la gauche, le lac, ses activités nautiques, et bien sûr la pêche à la mouche.
Une mouche, qui souvent ressemble à une araignée ou à une sauterelle...
Oui, la mouche, c'est le nom que les pêcheurs, je devrais dire les moucheurs , donnent aux leurres qui leur servent d'appât notamment pour attraper la truite.
Pierre Lainé, du Centre de la pêche, nous dévoile quelques secrets :
" On fabrique une mouche avec beaucoup de petits matériaux. Le plus connu est la plume de coq de pêche. On utilise aussi la plume du cul de canard, ça c'est assez spécial. C'est une plume qui se trouve autour de la glande qui délivre la graisse au canard pour qu'il puisse flotter. Ceux sont des plumes qui sont graissées naturellement, qui vont flotter.
On essaie d'imiter les insectes que va prendre le posson . Généralement, au mois de mai, on pêche avec des araignées. L'araignée est le terme du moucheur pour désigner l'éphémère. On peut imiter aussi tout ce qui est grillon, sauterelles voire la fourmi, l'été. "
Retour haut de page