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Meymac

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Meymac

Une vie qui a toujours été rythmée par les travaux de la forêt.

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Nous sommes à Meymac
A gauche, une halle du 15 ème siècle, d errière elle, l'hôtel Dieu, un bâtiment du 17 ème siècle qui abrite aujourd'hui une maison de retraite, mais qui, longtemps est resté un hospice : une maison où les religieux accordent l'hospitalité, d'abord aux voyageurs, puis aux indigents et aux malades.
L'abbatiale Saint-André et Saint-Léger a été édifiée dans le style roman limousin à partir du 12 ème siècle, à l'emplacement d'une ancienne chapelle du 6 ème siècle.
Elle est magnifique. C'est Prosper Mérimée a été un grand écrivain, mais aussi il a longtemps été Inspecteur général de la Commission des monuments historiques. Et à ce titre, en 1840, il a décidé d'inscrire cette église, qui était alors en bien mauvais état, parmi les éléments du patrimoine à protéger.
A l'entrée de la nef, il y a un chapiteau, autrement dit la partie supérieure d'une colonne, qui sert ici de bénitier. Au fond à gauche, une vierge noire du 12ème siècle. A droite, les grandes orgues, puis, tout au fond le buste reliquaire de Saint-Léger , évêque martyr et saint patron de la ville.
L'aile de l'abbatiale que vous apercevez sur votre droite date du 17ème siècle. Elle abrite le Musée Marius Vazeilles . Il renferme des collections d'archéologie, de minéralogie et d'ethnologie. On y découvre notamment la vie d'antan à Meymac et ses environs.
Une vie qui a toujours été rythmée par les travaux de la forêt.
Et qui le reste, d'ailleurs, puisque la ville abrite notamment un prestigieux lycée forestier.
Ceci dit, il ne faudrait pas oublier le commerce de vin, une activité qui a fait la réputation de Meymac, de Meymac-près-Bordeaux , devrais-je dire !
Lorsqu'au 19 ème siècle, Jean-Gaye Bordas se rendait dans le Nord de la France et en Belgique, ce commerçant disait toujours qu'il venait de Meymac-près-Bordeaux , et non de Meymac.
Certes, il n'était guère allé à l'école et ne savait pas vraiment écrire, mais de là à penser qu'il ne connaissait pas la géographie. Au début de sa carrière, il était sans le sou. Il allait donc voir de riches clients, leur proposait d'acheter du vin de Bordeau , et pour cela les amenait à rédiger des bons de commande, qu'il transmettait, une fois arrivés en Aquitaine, aux producteurs. Il repartait ensuite dans le Nord avec la marchandise, puis ramenait l'argent, en prélevant au passage une commission.
Bien sûr, il devait inspirer confiance à sa clientèle. Inutile de vous dire que son adresse, à Meymac-près-Bordeaux , lui valait beaucoup de respect !
La partie de l'abbaye que vous apercevez, sur la droite, au-delà du musée Vazeille , abrite un centre d'art contemporain. Contournez le bâtiment jusqu'à l'entrée de la galerie.
Meymac a une autre spécialité, l'art contemporain.
Il y a une vingtaine d'année, cela pouvait sembler audacieux de créer une telle structure dans une zone très rurale comme celle-ci. Mais quel plaisir aujourd'hui de découvrir des expositions de peinture, de sculpture ou de design, des expositions qui se caractérisent volontairement par leur caractère urbain.
La sculpture qui se dresse au milieu de la pelouse a été réalisée à la fin de sa vie par le Danois Robert Jacobsen, un artiste qui avait vécu, dans les années 50, à Meymac. A l'époque, il avait même failli acheter l'abbaye pour la transformer en un lieu de création.
Caroline Bissière, la directrice du Centre d'art, a convaincu Jacobsen de réaliser cette commande publique.
Il a tout de suite adhéré et il a conçu une sculpture un petit peu à la façon de la tour de Pise, c'est-à-dire une sculpture monumentale et volontairement inscrite à proximité du bâtiment, un petit peu comme un beffroi, comme un clocher. C'est une sculpture qui est sévère, mais l'architecture corrézienne est une architecture sévère. Ce n'est pas une sculpture abstraite, c'est une sculpture qu'il a conçue spécifiquement pour un lieu qu'il connaissait et pour que cette sculpture dialogue avec le bâtiment. Cette sculpture, indépendamment de ses qualités plastiques, est effectivement le signal d'entrée du centre d'art.
Près de Meymac, le Plateau de Millevaches. Un haut plateau granitique, taillé dans les roches hercyniennes du primaire.
Son climat rigoureux pendant l'hiver, ses précipitations abondantes en font le pays de l'eau, le pays des milles sources.
Les promeneurs profiteront là de nombreuses forêts. C'est aussi le paradis des pêcheurs, et des chasseurs. Enfin plusieurs sites ont été aménagés pour les loisirs de nature.
Sur le Plateau de Millevache , vous pourrez découvrir le Mont Bessou à 977m d'altitude, point culminant du plateau avec le Puy Pendu qui lui fait face.
Ce site offre un beau point de vue et est aussi un lieu de repos agréable.
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