Tarascon : périple au pays de la Tarasque >

Le Théâtre

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Le Théâtre

A Tarascon, le théâtre, c’est toute une histoire

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Nous sommes devant le théâtre municipal.
Curieuse histoire que celle de ce bâtiment.
A l’origine, c’est une église romane, du milieu du 15ème siècle édifiée à l’initiative des frères prêcheurs, connus aussi sous le nom de Dominicains.
Au moment de la Révolution, l’édifice religieux est confisqué, ainsi que le couvent attenant, qui, abritera une fabrique de tissu.
Très vite, l’église se transforme, je cite, en « magasin à foin pour la République ».
Après de nouvelles péripéties, ce lieu de culte devient un théâtre.
Inauguré en 1828, le théâtre municipal se taille un franc succès pendant près de cinquante ans, jusqu’à un fâcheux incendie….
La troupe avait joué la tragédie d’Œdipe dans la soirée. Au dernier acte, l’illustre Thébain, dans ses aveugles fureurs, mécontent paraît-il des feux de la rampe, avait jugé à-propos de mettre le feu à la salle. Tout fut brûlé. On ne retrouva que le concierge du théâtre, habitué par sa profession à rester froid devant les plus brûlantes manifestations de l’art !
Quatre ans après le sinistre, le théâtre est reconstruit, avec sa salle à l’italienne et sa scène adossée à l’abside de l’ancienne église.
Pour la soirée de réouverture, en 1888, Beaumarchais est à l’honneur. Devant un public nombreux et enthousiaste, on joue Le Barbier de Séville.
Si vous voulez vous faire une idée des grands succès du répertoire de ce théâtre, levez les yeux et regardez la façade, c’est gravé dans la pierre….
Vous savez quoi ? Même Joséphine Baker, même Fernandel, ils sont montés sur ces planches ! Et c’est pas fini… Saison après saison, le spectacle continue !
Au fait, j’allais oublier, vous l’avez reconnue ? là, juste à côté de la lyre….Eh oui, bien sûr, la Tarasque, en pleine action, en train de dévorer un homme… Malheureux ! Il ne lui reste plus que le pied !
Décidément, on ne peut pas lui échapper…
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