Tarascon : périple au pays de la Tarasque >

L'hôtel de Ville

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L'hôtel de Ville

Ici, bat le coeur de la ville, et celui des fêtes de la Tarasque !

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Nous sommes devant l’hôtel de Ville, sur la place du Marché.
Sur la façade, deux symboles cohabitent.
Il y a bien sûr Marianne, qui représente la République.
Et puis, au dessus, il y a Sainte-Marthe qui tient enchaînée…La fameuse Tarasque ! On vous avait prévenu ! En ville, vous ne pourrez pas lui échapper !
C’est encore plus vrai au moment des fêtes de la Tarasque, des fêtes codifiées par le roi René. Le 14 avril 1474, il crée l’Ordre des chevaliers de la Tarasque qui, encore aujourd'hui promènent dans les rues une représentation animée et s’amusent à faire peur aux spectateurs.
A l’époque, au 15ème siècle, les festivités réservent une place de choix à chaque corps de métiers. Chacun y va de sa plaisanterie. Avec les cafetiers, Attention aux taches ! Leurs carafes de vin sont percées… Et les cultivateurs, ils font semblant de planter la vigne en pleine rue. Mais le cordeau qu’ils utilisent pour vérifier l’alignement des plants s’avère être une arme redoutable. Les voilà bientôt qui foncent sur le public pour le faire basculer…
Et plus d’une fois, on a vu un spectateur avec un bras ou une jambe cassée
De nos jours, les festivités se déroulent chaque année, le dernier week-end de juin, mais elles ne présentent plus les mêmes risques. Pour autant, assure Christian Guiot, président de l’Ordre des chevaliers de la Tarasque, on y met toujours la même fougue.
La Tarasque, c’est pas un char qui est tiré par des chevaux ou par un tracteur. La Tarasque, elle fait 650 kilos. Elle est poussée quand même par huit ou dix Tarascaires, tous aussi sportifs les uns que les autres. Et quand ça démarre, croyez-moi, ça démarre. Et là au milieu, les gens, croyez-moi, s’en souviennent.
Regardez, maintenant à votre gauche : la rue des Halles. C’est ici qu’a été tournée une séquence du Hussard sur le toit, une adaptation cinématographique du roman de Giono réalisée par Jean-Paul Rapeneau.
Les arcades que vous apercevez sont les vestiges de halles couvertes médiévales. A l’époque, deux corporations se partagent la rue, d'un côté les poissonniers et de l'autre les bouchers.
Aujourd’hui, on retrouve un peu cette ambiance, pendant le marché. Chaque mardi matin, dans tout le quartier, c’est un vrai bonheur des sens, et une occasion renouvelée de découvrir les spécialités régionales.
Alors on va couper pour la dame un beau steak de taureau. Voilà Madame, ça sera tout ? Alors, ça nous fait 3 € 70, s’il vous plaît.
Eh oui, à Tarascon, on est tout près de la Camargue. Et bien des fois, le taureau d’élevage s’invite dans les assiettes.
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