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Le cloître des Cordeliers

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Le cloître des Cordeliers

Sur la place Fréderic Mistral, visite de cet édifice religieux du 16ème siècle

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Nous sommes face à l’entrée du cloître des Cordeliers. Place Frédéric Mistral
Ça ne vous intrigue pas ces initiales sur la croix ? N – D - A… Je vous le donne en mille : Notre Dame Auxiliatrice. Auxiliatrice parce que la vierge a une personnalité secourable.
Derrière ces murs, un cloître du 16ème siècle.
A cette époque, Tarascon abrite près d’une vingtaine d’ordres religieux.
Tandis que certains, comme les Capucins, bénéficient de conditions matérielles appréciables, d’autres se contentent de peu. C’est le cas des Cordeliers, qui, comme l’explique Louis Renart, spécialiste de l’histoire locale, restent fidèles à l’enseignement de leur patron, Saint-François d’Assise.
Les Cordeliers, c’étaient les pauvres. Ils vivaient de figues, de noix, de noisettes, de raisons secs. Autrement dit, ils vivaient très chichement. Ils vivaient surtout d’aumône.
L’intérieur du cloître est digne d’intérêt. On découvre alors des voûtes de types différents, ainsi que des guirlandes de fruits, un ornement fréquemment utilisé en Provence.
A l’origine, le cloître, comporte 20 travées. Or, aujourd’hui, il n’en reste que 12. En effet, à la Révolution, le bâtiment, comme tous les édifices religieux, devient « bien national ». Le monastère est alors partiellement transformé en maisons d’habitation.
Et c’est comme ça qu’on retrouve une partie des galeries, aujourd'hui encore quasiment intactes, dans les immeubles voisins.
Mais ce qui surprend peut-être le plus le visiteur, c’est la sérénité de ce lieu et de son jardin, un petit bijou de végétation.
A réenregistrer
Aujourd'hui, le cloître accueille aussi des expositions d’art dans les galeries voûtées, et le Cabinet de curiosités de Tartarin. Ne manquez pas la visite !
Intéressons-nous maintenant à Frédéric Mistral, qui a donné son nom à la place où nous nous trouvons et qui a tant loué les charmes de la Provence.
- Il naît en 1830 à Maillane, dans les Alpilles, à une dizaine de kilomètres de Tarascon. Il semble que toute sa vie, cette Provence rurale reste sa muse préférée…

- Vous savez, lorsque vous grandissez dans cette magnifique région, sur cette terre de traditions, lorsque les contes provençaux nourrissent votre imaginaire, la fidélité s’impose d’elle-même. Et puis, il faut préciser que dans la maison familiale, pas un mot de français n’est prononcé. Alors, bien sûr, lorsqu’il devient écrivain, après des études de droit à Aix-en-Provence, il se met tout naturellement à écrire en provençal.
- Et ces oeuvres ont du succès ?
- Pardi qu’elles ont du succès… Je n’en citerai qu’une, « Mireio », ou si vous préférez « Mireille ». Il s’agit d’un poème épique qui évoque une histoire d’amour malheureuse entre la fille d’un propriétaire terrien et un simple vannier. Eh bien, figurez-vous que cette œuvre est récompensée par l’Académie française et que le compositeur Charles Gounod en tire même un opéra… Et puisque vous n’avez pas l’air de le savoir, Frédéric Mistral obtient tout de même le Prix Nobel de Littérature en 1906 pour l'ensemble de son oeuvre!
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