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Porte de Gastines

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Porte de Gastines

Cancans du lavoir

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Nous sommes à la porte de Gastines, seule des cinq portes fortifiées qui subsiste à Suèvres. Mais ce n'est pas ce que le visiteur remarque en premier.
4b-Bernard Fauquembergue
Ce qui est intéressant, immédiatement, c'est le lavoir avec les selles à laver c'est-à-dire les planches où les dames tapaient leur linge.
Bernard Fauquembergue s'est beaucoup intéressé à l'histoire de son village.
4c-Bernard Fauquembergue
Il est alimenté par la petite rivière qu'on appelle la Tronne de Gastines. C'est un lavoir du 19ème siècle, à l'époque où les hygiénistes avaient le souci de la santé publique et invitaient les gens à laver leur linge, à rincer leur linge dans les rivières et pas dans les cours privées.
Imaginez cet endroit avant la généralisation des machines à laver le linge. Les femmes s'y retrouvaient une ou deux fois par semaine.
4d-Eveline Bourreau
Je m'appelle Eveline Bourreau, j'habite Suèvres depuis 60 ans et je suis une ancienne commerçante.
De sa boutique, Éveline voyait passer, il y a quelques décennies les femmes qui allaient au lavoir.
4e-Eveline Bourreau
Quelques fois elles l'avaient déjà fait tremper chez elles, parce qu'on faisait tremper le linge avant. Elles l'amenaient et le frottaient sur les selles avec du savon puis de la lessive, et le rinçaient dans la rivière. Et, dans un certain lavoir qui s'appelle le lavoir du Pont-Bénit, il y avait un grand récipient en fonte qu'on appelait une chaudière économique, une très grande marmite qui était posée sur des briques et en-dessous de laquelle il y avait un feu de bois. Elles y faisaient bouillir le linge.
On raconte qu'au lavoir, les femmes se racontaient beaucoup de choses personnelles, voire intimes et qu'on y colportait les rumeurs du moment.
Quelques habitants de Suèvres viennent encore laver ici les rideaux, couettes ou tapis qui ne rentrent pas dans leur lave-linge.
Le village compte cinq autres lavoirs communaux restaurés avec autant de soin, que vous trouverez en vous promenant, mais il en existe deux autres qui sont privés.
Au Moyen-âge, Suèvres était entourée, comme beaucoup de villes, de fortifications pour se protéger des invasions, des attaques de pillards, des guerres de religion ou des combats de la guerre de Cent ans.
A côté du lavoir, on distingue encore quelques vestiges de la porte de Gastines, qui perçait cette épaisse muraille à l'est.
On distingue l'emplacement des gonds des portes, deux tourelles avec des meurtrières horizontales pour les arquebuses, ainsi qu'à droite, les rainures d'un ancien pont levis pour piétons.
Ce système de défense était doublé de douves et de fossés inondables.
Poursuivons dans la rue de Gastines en direction de l'église Saint-Lubin et du château des Forges.
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