Canal de Brest à Nantes - de Blain à Nantes >

La mise en situation de l'histoire de Pierrick

Version mobile

La mise en situation de l'histoire de Pierrick

La mise en situation de l'histoire de Pierrick

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
1895. Ile de Tibidy, en Rade de Brest.
Pierrick, apprenti marinier, embarque sur le canal...
Marin, tu ne seras pas ! Moi vivante, tu ne partiras pas pêcher à la morue. Ni pêcher quoi que ce soit d'autre, d'ailleurs ! Pas question de te laisser aller en mer, c'est trop risqué.
Depuis que le Sieur de Saint-Père a crée son chantier naval sur l'île de Tibidy, les navires morutiers relâchent en Rade de Brest, et le garçon ne parle plus que d'embarquer sur les grands voiliers.
Tout petit, déjà, Pierrick voulait naviguer. Assis sur le parapet, les pieds dans le vide, il regarde les coques. L'Hirondelle est prête à appareiller. S'il osait, il se glisserait dans la cale. Ni vu, ni connu...
Partir ! Il n'a que treize ans mais l'île lui semble déjà trop petite. Il veut grimper comme les gabiers dans les mâts, découvrir des ports inconnus...
Ta mère a dit non, c'est non !
Juste une fois ! Tu as bien eu le droit, toi, de quitter le continent pour venir garder l'île !

Quelques jours plus tard, à l'heure du souper, son père le regarde avec un drôle d'air avant de lui lancer :
Marthe, ma cousine, est venue nous voir hier. Elle a épousé un marinier, tu sais bien. Ils attendent un deuxième enfant. Ils ont besoin d'un mousse sur le chaland. Si tu veux, tu embarqueras avec eux sur le canal entre Brest et Nantes. Marin, tu ne seras pas, mais marinier, tu pourras essayer !
Prépare ton paquetage ce soir. Léon te prendra demain matin. Vous irez chercher du sable et ensuite, vous remontez jusqu'à Port Launay. L'Aurore, le bateau de Yann et Marthe, t'attendra là-bas. Tu resteras avec eux jusqu'au chômage d'été.
Houraaa !

Le lendemain, juste avant de partir, le garçon va saluer son grand-père. Le vieux sabotier, un peu sorcier, lui glisse dans la main un morceau d'écorce du chêne béni de Saint Thélo et une croisette de Coray.
Avec ça, tu ne craindras ni les eaux, ni le feu. Ni le vent, ni la fièvre, ni les chutes. Va ! Et remercie chaque jour le Ciel d'être en bonne santé.
Retour haut de page