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La cathédrale

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La cathédrale

La cathédrale s'élève à 142 mètres ! Impressionnant non ?

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Nous sommes devant l'entrée principale de la cathédrale, une église catholique.
Prenez un peu de recul et levez les yeux. La cathédrale s'élève à 142 mètres !
C'est presque une illusion d'optique, comme nous l'explique le chanoine Bernard Eckert
Quand on est placés devant la façade de la cathédrale, on ne se rend pas bien compte que la flèche est aussi haute que la plateforme que l'on peut visiter ne l'est du sol. La plateforme est à mi-chemin entre le sommet de la tour et le sol.
Vu sa taille, sa construction ne s'est sûrement pas faite en un mois...
Ni en un siècle ! En vérité, la cathédrale a reçu de nombreuses adjonctions au fil du temps : la nef gothique au 13 ème siècle, la rose au 14 ème et la flèche au 15 ème !
C'est le grès des Vosges qui lui donne cette couleur rose. Comme cette matière est poreuse et friable, les pierres sont souvent remplacées, ce qui explique les différences de couleurs.
Comme la cathédrale a été construite en plusieurs siècles, les tailleurs de pierre ont dû se succéder...
Et certains ont déposé leur marque de fabrique !
Observez notamment la rosace qui est dans un carré. Ce carré, c'est la pierre cubique, dans laquelle s'inscrit le cercle de l'univers.
Sous la rosace, on voit un triangle et un compas, des outils, justement, utilisés par les tailleurs.
Ces sculptures représentent la parabole des vierges sages et des vierges folles.
Pour préparer le jugement dernier, on montre le séducteur qui se fait bien voir par toute une série de jeunes filles mais qui ne s'aperçoivent pas que ce séducteur qui leur montre une pomme alléchante a des crapauds et des petits monstres dans son dos. Chanoine Eckert . Certaines le regardent avec convoitise, d'autres sont plus intelligentes et se détournent de lui.
Ce sont les vierges sages, elles sont à droite du portail. Les vierges folles, à gauche, ont leurs lampes à huile renversées : elles n'ont pas de lumière pour la nuit où le seigneur viendra pour juger le monde.
Une mystérieuse légende raconte que le diable y serait pour quelque chose...
Les hommes d'église n'étaient pas toujours parfaits et les citoyens de Strasbourg pensaient que le diable avait pénétré dans la cathédrale mais son cheval n'a pas suivi et qu'il cavale toujours autour et il provoque ces tourbillons d'air.
En réalité, c'est la grande surface de la façade qui repousse toutes les masses d'air et qui fait ce tourbillon perpétuel.
Une autre aventure incroyable oe cette fois-ci véridique ! oe est arrivée aux vitraux de la cathédrale. Le chanoine Eckert nous raconte :
La cathédrale de Strasbourg possède un certain nombre de vitraux, tout simplement parce qu'ils ont survécu aux diverses guerres, en particulier la dernière guerre mondiale où, en 39, ils ont été déposés, mis dans des caisses, emportés par les strasbourgeois qui se sont repliés vers le sud-ouest de la France. Les Allemands ont suivi, ont trouvé ces caisses, les ont prises, les ont transportées en Autriche dans une mine de sel où les armées américaines, quand ils sont arrivés en Autriche, ont trouvé ces caisses marquées Strasbourg et nous les ont rendues.
Maintenant, les vitraux sont là et bien là. Ne les manquez pas... Et en passant, n'oubliez pas l'horloge astronomique vers 12 h 30. Les apôtres défilent devant le Christ et les âges de la vie devant la mort !
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