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Le Palais Universitaire

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Le Palais Universitaire

La statue de Goethe est là pour rappeler qu'en 1770, le poète allemand fait ses études à Strasbourg

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Nous sommes devant le palais universitaire, près de la statue de Goethe.
Cette statue est là pour rappeler qu'en 1770, le poète allemand fait ses études à Strasbourg.
Citation : " Pour moi, le plus grand supplice serait d'être seul au paradis "
Un siècle plus tard, Goethe est exaucé : il est rejoint ici par Kant, Leibniz ou Kepler...
3 Voix masculines : -Je suis bien content d'être si bien entouré...
- Ecoutez Kant, on est d'accord : c'est la terre qui tourne autour du soleil et non l'inverse
- Bien entendu Kepler. Et c'est là-dessus que je vais fonder ma théorie de la connaissance.
Vous voyez les statues des autres penseurs ?
Elles datent de l'annexion de 1871, date à laquelle Strasbourg devient allemande et capitale du Reichland d'Alsace-Lorraine.
A cette époque, l'Empire allemand a de grandes ambitions pour l'Alsace :
- les meilleurs professeurs sont engagés à grands frais
- et l'université est aménagée afin que chaque discipline soit enseignée dans un bâtiment spécifique.
Ça, c'est pour l'enseignement. Mais les aménagements ne s'arrêtent pas là...
Un vaste plan d'urbanisme est mis en oeuvre afin de fonder la " Neuestadt ", la ville neuve.
Le nouvel urbanisme est pensé selon un axe est/ouest où sont construits les bâtiments publics.
Il va du Palais du Rhin, qui est le symbole du pouvoir de l'empereur, au palais universitaire, qui est le lieu du savoir.
Entre les deux, vous pouvez voir d'autres symboles de cette autorité nouvelle, comme la Place de la République, le TNS, le Palais du Rhin ou la bibliothèque.
L'architecture de ces bâtiments a une véritable dimension européenne : comme elle est symbolique de l'empire austro-hongrois, on la retrouve aussi à Budapest, Vienne ou Metz...
C'est dans le Palais Universitaire que se tient la première session de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
1949.
La nouvelle vient de tomber : l'Assemblée ne se tiendra finalement pas au Palais Rohan mais au Palais universitaire.
Au mois d'août, c'est l'effervescence. 96 micros jalonnent les travées.
Les journalistes, les secrétaires et les traducteurs sont isolés les uns des autres.
Pendant l'Assemblée, la nécessité de rédiger une convention des droits de l'homme arrive très vite au centre des débats.
Vous verrez, à l'entrée, une plaque commémorant cet événement.
C'est l'Assemblée parlementaire qui la fait apposer en 1989.
Aujourd'hui, le Palais abrite l'université Marc Bloch.
Au fait, vous savez qui est Marc Bloch ?
- Je pense savoir que c'était un historien mais qui parlait surtout du Moyen-âge...
- Un historien, un professeur d'université et c'est lui qui a donné le nom à l'université sciences humaines...
Et oui ! Marc Bloch enseigne l'histoire au début du 20ème siècle.
Il laisse à l'université son nom et un apport considérable.
Bien. Rendons-nous maintenant au Conseil de l'Europe, la 1ère institution européenne.
En chemin, ouvrez l'oeil !
Allée de la Robertsau, on trouve plus de la moitié des représentations permanentes auprès du Conseil de l'Europe. Comme elles ont le rang d'ambassade, elles font de Strasbourg la deuxième ville diplomatique de France après Paris. Avec New York et Genève, c'est la seule ville du monde à être le siège d'organisations internationales.
Au numéro 40, celle de la République d'Arménie, au 41, celle de Belgique, au 70 celle de Croatie, au 75, celle de Russie...
Avant d'atteindre l'avenue de l'Europe, vous verrez sur votre gauche, la rue schiller. C'est ici que se trouve l'ancienne résidence du fils de Guillaume II qui accueille aujourd'hui l'institut des hautes études européennes.
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