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Villeny

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Une histoire solognote

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Villeny
Nous sommes devant la mairie de Villeny. Vous avez l'église à droite, à gauche la Maison du cerf et derrière vous, l'auberge du village, réputée pour la qualité de sa cuisine.
Il y a 150 ans, vous n'auriez pas trouvé grand-chose en venant à cet endroit.
Le centre du village se trouvait en bas de la côte sur la route de Ligny-le-Ribault.
Alain Blanche est un passionné d'histoire qui s'est toujours investi dans la vie de la commune.
C'était très marécageux. Il y a quand même quelqu'un qui a eu l'idée un jour de remonter le village sur le sommet de la petite colline où il se trouve aujourd'hui.
Le village a pris de l'altitude, et les maisons de brique se sont construites fin 19ème. En Sologne, cette histoire n'est pas propre à Villeny qu'on appelait alors Villeny-le-Pouilleux !
Les liaisons étaient très difficiles, une bonne partie de l'année. Les villages ne pouvaient pas faire venir d'engrais, par exemple, ou exporter leurs productions. Tous les métiers étaient représentés. Ils vivaient en autarcie. On retrouve ça dans les écrits de Georges Sand qui devait traverser la Sologne en voiture à cheval pour se rendre à Paris. C'était, pour les voyageurs de l'époque, un véritable coupe-gorge.
La Sologne, pays aride, sans grandeur et sans poésie.
Georges Sand n'est pas tendre avec cette région qu'elle ne fera jamais que traverser.
Heureusement, les choses ont bien changé, notamment grâce à quelques grandes familles de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle dont vous entendrez les noms au village : la Giraudière, Pichery. Maires, députés, sénateurs ou conseillers généraux, ils ont assaini les marécages, amélioré l'agriculture, tracé des routes...
Aujourd'hui, Villeny séduirait probablement l'écrivaine berrichonne avec la couleur de sa brique. L'avez-vous remarqué ? Excepté l'église, il n'y a pas de pierre !
La pierre était considérée à l'époque comme un matériau noble et il fallait la faire venir par la Loire des régions de Tours et Angers. C'était un matériau beaucoup trop cher pour être employé dans les petits villages de Sologne.
On a donc construit avec les matières locales : sable, argile, eau. Tout ce qu'il faut pour faire de la brique. Il y avait d'ailleurs plusieurs briqueteries par village.
Tournons-nous un instant vers cette église Saint-Martin dont la fondation remonte au 12ème siècle. Le choeur a dû être reconstruit 4 siècles plus tard à cause d'un incendiaire un peu particulier raconte Alain Blanche.
Pendant la guerre des protestants contre les catholiques qui a provoqué la colère d'un des châtelains de La Motte-Bonneville. En pleine nuit, il en a eu marre du bruit des cloches et il est venu incendier l'église. Voilà une façon bien à lui de régler les problèmes !
Avant de poursuivre votre chemin, offrez-vous une visite à la Maison du cerf, à gauche. On vous y dira tout sur les célèbres cervidés.
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