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La Motte des Aunaies (Chaumont-sur-Tharonne)

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La Motte des Aunaies (Chaumont-sur-Tharonne)

Des histoires d'eau

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La Motte des Aunaies
Rapprochez-vous des deux grands arbres et jetez un coup d'oeil vers la prairie.
Vous voyez ce cours d'eau qui serpente au milieu de la végétation ? C'est la Tharonne dont les sources sont à quelques centaines de mètres. Ici, en Sologne des étangs, l'eau est partout. Elle surgit au détour d'un bois, traverse les prairies, emplit les plans d'eau et parfois, disparaît !
A Soings, à une quarantaine de kilomètres d'ici, il est un lac. Un plan d'eau naturel, le seul de Sologne. Et c'est un lac qui se vide ! Il arrive qu'il reste à sec pendant plusieurs années, parfois jusqu'à 40 ans ! Puis un jour il se remplit de nouveau. On l'appelait autrefois " le lac aux Fées. "
Imaginez la stupeur des Solognots ! Il suffit parfois de creuser un trou de 80 cm dans le sol pour en voir jaillir de l'eau... ce qui faisait courir bien des légendes dont la plus célèbre est celle de la Malnoue.
La Malnoue, c'est une mystérieuse et terrible nappe d'eau souterraine qui court partout en Sologne. Les habitants n'ont qu'une crainte : qu'elle n'engloutisse toute une ferme ou tout un village comme le racontent certaines rumeurs. Tomber sur elle en faisant des travaux est un très grand malheur.
Gérard Lainé fait partie de l'association qui gère la maison des étangs à Saint-Viâtre.
On voit des récits, des curés, notamment, sur les registres paroissiaux qui racontent qu'on était obligés de boucher ces puits avec des peaux de moutons, de la paille pour éviter que l'eau ne sorte sans fin.
Aujourd'hui, les scientifiques savent expliquer ces phénomènes grâce à la géologie.
Le sous-sol solognot est très important : vous avez une couche de sable pas très importante de 40 à 50 cm et en dessous, vous avez de l'argile mais l'argile est très étanche. L'eau ne rentre donc pas en terre. On a fait des études qui montrent que l'eau de pluie met 11 ans avant d'atteindre les nappes phréatiques.
Cette omniprésence de l'eau ne met pas la Sologne à l'abri des sécheresses. Ces eaux de surface peuvent vite s'épuiser. Et pour atteindre les nappes phréatiques, il faut descendre parfois jusqu'à près de 100 m dans l'argile !
Autrefois, tout ce qui touchait à l'eau était un peu magique. Janine Palacin est née dans la première moitié du 20ème siècle et elle se souvient de ce que lui racontaient ses grands-parents.
Il y avait des bienfaits, des fontaines très réputées qui guérissaient des fièvres. Des filles y allaient parfois parce qu'il y avait des fontaines auprès desquelles il fallait faire une prière adéquate, on trouvait un mari dans l'année.
Vous voulez en savoir plus ? Demandez aux anciens. Ils vous indiqueront les bonnes fontaines et vous conteront d'autres légendes.
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