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Les bords de l'Aisne

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Les bords de l'Aisne

L'Aisne, berceau de la cité et poumon de sa prospérité

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L'Aisne !
La rivière " Axona " du temps des romains.
C'est le berceau de la ville. Le poumon bleu de sa prospérité avec ses terres légères et bien drainées. Marie-José Teyssier, guide conférencière.
Oui. Tout a fait. Cette rivière qui a la particularité d'être navigable va bien sûr apporter une grande prospérité à la ville que les romains fondent en 20 avant JC, dans un méandre non inondable de l'Aisne. Tout le commerce va transiter grâce à cette rivière.
Les romains font également construire un pont qui rejoindra les voies romaines qui traversaient Soissons et en assuraient la prospérité.
La passerelle piétonne, là-bas sur notre droite, en est la lointaine héritière. La légende veut que le démon ait aidé à sa construction au 5ème siècle. On l'appelait le pont du diable....
Fréquemment reconstruit, c'est le seul pont de Soissons début 20ème.
Dynamité par les allemands en septembre 1914, les anglais, au coeur de la bataille, rebâtissent une passerelle.
Et en souvenir de cette collaboration du génie britannique, nous appelons cette passerelle actuelle la " passerelle des anglais ".
Qui relie aujourd'hui encore le centre-ville au quartier Saint Waast.
Historiquement, Soissons se développe d'abord sur la rive gauche avant que le fils de Clovis, Clotaire, ne fonde en 560, rive droite, la puissante abbaye Saint-Médard.
C'est alors un haut lieu de pèlerinage. Une abbaye intimement liée au pouvoir royal durant les deux dynasties mérovingiennes et carolingiennes. Pépin le Bref par exemple, le père de Charlemagne, y sera couronné.
Située hors des remparts de la ville, elle sera souvent pillée, notamment durant les guerres de religion dont elle ne se relèvera jamais vraiment.
A la révolution elle est vendue, et il n'en resterait rien sans l'amour pour les ruines d'un certain Gélin qui la rachète début 19ème et fait cesser les destructions. Grâce à lui, on peut encore en admirer la crypte pré-romane :
C'est la plus ancienne crypte encore existante au nord de la Loire. Et elle est aussi probablement l'une des premières nécropoles royales puisque Clotaire va se faire enterrer là. Avec sa famille. Son fils Sigebert. Historiquement quelque chose d'extrêmement important.
L'un des derniers vestiges de Soissons capitale royale.
Le vieux quartier Saint Waast
A côté de l'abbaye Saint Médard va peu à peu émerger rive droite un nouveau quartier : le quartier Saint Waast. Aujourd'hui il est particulièrement recherché et couru, mais il a longtemps fait figure de parent pauvre près de sa très puissante voisine. Marie-josé Teyssier, guide conférencière :
Alors c'est un quartier un peu déshérité à dire vrai. C'est là que se trouvait le port fluvial. Qui dit port dit passage de gens parfois peut-être un peu douteux. Peut-être des trafics. Et à proximité bien sûr des filles de joie. Et puis ensuite on va rejeter dans ce quartier tout ce qui est un peu indésirable. Il y avait ce qu'on appelle la cour des miracles. Aussi les artisanats un peu déplaisants. Les abattoirs. Les tanneries qui ont besoin de beaucoup d'eau bien sûr, mais qui sont aussi malodorantes. Voilà. C'est assez paradoxal. On avait là cette abbaye qui était immensément puissante, liée au pouvoir royal. Des rois y sont venus tous pour des grandes fêtes religieuses. C'était le point de ralliement des familles pour de grands événements. Un fils qui devenait abbé. Une reine par exemple Ermentrude qui va être couronnée. Donc une abbaye très liée au pouvoir royal, très puissante très prospère et effectivement ce quartier d'artisans un peu déshérité.
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