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Le musée de Soissons

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Le musée de Soissons

Un écrin gothique pour les collections du musée de Soissons

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Le musée de Soissons
Même si ce cloître respire le paisible recueillement et invite à une halte méditative...vous auriez tort de ne pas profiter du musée.
D'autant qu'il est gratuit.
Il a été créé en 1857 et installé à Saint-Léger depuis 1933. Ses collections s'articulent autour de trois thématiques majeures : l'archéologie, l'histoire locale et la peinture.
Le rez-de-chaussée retrace plus de 5000 ans d'histoire de la vallée de l'Aisne, depuis les premiers chasseurs-cueilleurs jusqu'à la bataille de 486 entre Clovis et Syagrius.
Les pièces présentées montrent l'intense activité archéologique dans la région depuis une quarantaine d'années. Dominique Roussel, conservateur du musée.
Le musée de Soissons est proche de l'archéologie de terrain et les fouilles des années 70, 80, 90 ont permis de présenter des choses très différentes et d'acquérir une collection liée à la protohistoire importante. Alors ces petites statuettes en sont le témoin. Ce sont les toutes premières statuettes féminines. Des déesses. Des déesses mères. Faites avec des choses très simples. De la terre cuite. On les compte sur les doigts de la main.
Le premier étage nous raconte l'histoire de Soissons depuis sa fondation par les romains jusqu'à sa reconstruction après la Grande Guerre, à travers une série de toiles, d'objets précieux, d'affiches, de photos ou encore de statues.
Comme celle, datée du 11ème siècle, de la tête du roi Clotaire, fils de Clovis.
On en a peu des têtes de roi. Il y en avait sur les façades de la cathédrale mais il faut toujours être vigilant. Encore maintenant pour retrouver de très belles pièces. Le chapiteau en marbre mérovingien qui est là a été trouvé très récemment dans des murs. Donc il faut surveiller tous les murs autour de Saint Médard.
Et pour finir une impressionnante collection de peintures françaises, flamandes et italiennes des 17,18 et 19ème siècles.
Voilà ! C'est très concentré mais nous avons de tout. Nous avons des natures mortes. Des scènes de paysages médiévaux. Vous avez des portraits. Des scènes de kermesse flamande. Des grands paysages italiens. Des scènes de l'antiquité. Vous avez Alexandre là bas. Vous avez des scènes allégoriques. Religieuses...
Sans oublier une ouverture à l'art contemporain dont le parcours du musée est ponctué.
Le plan reliquaire
La salle d'histoire locale s'organise autour d'un superbe plan reliquaire daté des années 1568, juste après l'occupation protestante.
En plus d'être un étonnant objet d'orfèvrerie, c'est l'un des premiers exemples de représentation d'une ville en relief.
Sur les 8 monuments représentés seuls trois nous sont restés. Dont la cathédrale Saint-Gervais Saint-Protais, ici étonnamment figurée avec les deux tours qu'elle n'a jamais eues.
Mais n'allez pas conclure que le plan n'est pas fidèle à la réalité de la Soissons moyenâgeuse ! Dominique Roussel, conservateur du musée :
A part les deux tours de la cathédrale c'est assez fidèle si si c'est assez fidèle à la ville oui! Vous voyez Saint-Jean-des-Vignes avec sa nef ? Bon maintenant on la connaît sans nef mais la nef a existé. L'église Saint-Léger. L'abbaye Notre-Dame qui est assez fidèle à son plan. C'est un très beau témoignage de la ville, des monuments dans la ville qui sont bien situés. Il y a en effet bien sûr quelques petites libertés prises pour la deuxième tour de la cathédrale. C'est un témoignage important qui donne plein d'informations sur la ville notamment aussi sur ses entrées, sur ses portes. Il y a plein de détail très riches, des portes ornées comme ça qui sont historiquement très fiables.
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