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Le CCEA - centre de conservation et d'études archéologiques

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Le CCEA - centre de conservation et d'études archéologiques

Un bâtiment contemporain pour les trésors du passé, un lieu de conservation et d'étude qui laisse entrevoir au public une partie de ses riches collections antiques

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Le CCEA
Le contraste est assez étonnant entre la richesse gothique de la façade de l'église abbatiale et, à côté, l'épure de la coque d'acier patinée du CCEA : le centre de conservation et d'études archéologiques.
Comme son nom l'indique, cet établissement ouvert en mai 2013 est destiné à assurer la conservation des collections archéologiques et à en favoriser l'étude.
D'une certaine façon, il est la preuve concrète du dynamisme de l'activité archéologique depuis une trentaine d'années dans l'Aisne et le Soissonais. Un dynamisme qui a engendré un important problème de stockage...
Sabine Groetembril, archéologue au CEPMR, le centre d 'études de peinture murale romaine :
Aujourd'hui les fouilles archéologiques sont systématiques et obligatoires et donc chaque fouille met au jour un patrimoine énorme. De toutes les époques. De la préhistoire jusqu'aux époques contemporaines. Les archéologues conservent ce matériel pour l'étudier et une fois que les études sont terminées il est évidemment hors de question qu'on jette tous ces vestiges. Et donc il fallait trouver une solution d'urgence pour organiser ce conditionnement et l'archivage du matériel.
Le bâtiment est la partie visible de l'iceberg. Autant dire que la presque totalité des réserves se trouve sous terre
1200 m2 au total où sont entreposées les collections archéologiques du musée de Soissons, certaines pièces du CEPMR, et l'ensemble du mobilier archéologique et la documentation scientifique des fouilles réalisées dans le département de l'Aisne. Béatrice Amadéï, conservateure-restaurateure au CEPMR :
" Le principe c'est de conserver tous ces éléments, très disparates - on a tous les types de matériau, de l'os, du métal, du verre - dans des conditions très spécifiques. L'intérêt c'est donc de pouvoir gérer les conditions climatiques. Contrôler régulièrement les contenants. De vérifier qu'il n'y a pas de pollution extérieure etc.. pour que ce matériel se conserve dans les meilleures conditions possibles pour les générations à venir ".
Et grâce à la " faille " : une particularité de l'architecture du CCEA...
..une galerie vitrée qui s'ouvre sur un de ses flancs d'acier...
...le visiteur peut découvrir une partie des richesses qui y sont si précieusement conservées et étudiées.
Le CEPMR, centre d'étude de peinture murale romaine
Le savoir faire du CEPMR en matière de peintures murales romaines est inter-na-tio-na-le-ment reconnu depuis sa création voilà une quarantaine d'années. Soissons est une étape incontournable pour tous les étudiants et chercheurs en ce domaine.
Installé dans l'ancien grenier à grain de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes, le Centre rassemble archéologues et restaurateurs. Des professions aussi différentes que complémentaires. Sabine Groetembril, archéologue au CEPMR :
" L'archéologue va faire l'étude scientifique c'est-à-dire comprendre tout ce que ces vestiges archéologiques peuvent apporter à la connaissance de l'époque romaine. Donc on arrive à un résultat : de nombreuses informations par rapport à la vie quotidienne dans l'antiquité. Et le restaurateur va permettre de stabiliser ce matériel dans le temps. Et pour notre plus grand bonheur, montrer au visiteur et au spectateur, ce travail de l'archéologue. Parce qu'évidemment quand on rentre dans un musée, on ne se rend pas compte de tout le travail qu'il y a en amont par rapport à un vestige archéologique. Quel qu'il soit. "
Béatrice Amadéï, conservateure-restaurateure au CEPMR
" On surveille les altérations qui peuvent être en présence dès la fouille. On a des traitements qui permettent de stopper ces altérations. Et de conserver les fragments en les consolidant. Puis en les stabilisant par différents processus. De façon à arriver à des restaurations qui soient pérennes ".
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