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La cathédrale Saint-Gervais Saint-Protais

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La cathédrale Saint-Gervais Saint-Protais

Une seule tour pour la cathédrale, gardienne des légendes des fameux haricots de Soissons

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La cathédrale Saint-Gervais Saint-Protais
Véritable patchwork de premier art gothique, de gothique classique et rayonnant, Saint-Gervais Saint-Protais a été construite au temps où les grandes cathédrales s'élevaient en France : Sens, Noyon, Chartres ou encore Paris.
Ça a été un chantier titanesque étalé sur près de siècle à partir du 12ème. La cathédrale sera consacrée en 1479 ... bien qu'inachevée.
Et oui ! Levez les yeux! Vous ne remarquez rien de particulier ?
" Hé oui il n'y a qu'une tour malheureusement. " Valérie Closset, guide conférencière " Ça donne un petit côté caractéristique en même temps. C'est le fait que la deuxième tour était prévue et en 1414, à l'époque de la construction, toutes les pierres étaient prêtes et donc malheureusement il y a eu un sac lors de la guerre de 100 ans et d'une querelle entre Armagnacs et Bourguignons et l'évêque a autorisé les habitants de Soissons à prendre toutes les pierres pour reconstruire d'abord leurs maisons en priorité. Et après on n'a jamais eu l'opportunité ni les moyens financiers de construire la deuxième tour. "
Cette tour unique, si singulière, servait aussi de tour de guet. Nommés par le maire, les guetteurs, tous cordonniers, veillaient sur la ville tout en ressemelant les chaussures.
L'un deux, un certain Le Paon, a tenu ce poste pendant 54 ans jusqu'à la fin du 19ème siècle.
Pour tromper son ennui...ou en souvenir des haricots qui avaient miraculeusement sauvé la ville de la famine pendant la guerre de 100 ans...il s'était mis à cultiver des gros jacquots comme on les appelle :
" Voilà il devait trouver que ça manquait un peu de verdure là haut, il s'ennuyait et donc il a fait pousser des haricots. Il paraît que ça poussait tellement bien que ça débordait de la tour et que les gens loin à la ronde voyaient cette verdure. Et certains plus curieux que d'autres montaient dans la tour voir ce qui se passait et dans ce cas là Monsieur Le Paon leur remettait des sachets de graines de haricots de Soissons. Et les gens repartaient avec les graines, contribuant ainsi à propager les légendes des haricots de Soissons ".
Un haricot toujours à l'honneur dans le jardin à droite du parvis et dans de multiples spécialités sucrées ou salés...
Avant de goûter au Soissoulet par exemple, ne manquez pas de pousser la porte de la cathédrale. Joyau de l'art gothique, elle abrite un superbe tableau de Rubens : " l'adoration des bergers ".
L'art gothique du transept
L'art Gothique évolue dans le temps. Le but est de construire des fenêtres de plus en plus hautes pour faire pénétrer dans l'édifice plus de lumière, symbole de la transcendance divine.
Lorsqu'on se place à la croisée du transept, on est à la croisée précisément du premier art gothique et du gothique classique. Valérie Closset, guide conférencière, passe en revue pour nous quelques-unes des différences notables entre ces deux bras : le bras sud du 12ème siècle, et le bras nord du 13ème.
" Par exemple côté sud nous avons 4 niveaux d'élévation. Tout en haut nous avons les fenêtres hautes. En dessous nous avons le triforium, une petite galerie de service qui est aveugle. En dessous les tribunes et en dessous les grandes arcades alors que de l'autre côté les tribunes ont disparu, nous n'avons plus que trois niveaux. Autre caractéristique qui est assez rare, à Soissons, le bras sud est en forme arrondie. Alors que l'autre bras lui évidemment, il est plat. Ce qui permet du coup d'avoir une grande rosace. Ensuite nous avons, comme ce sont des fenêtres sur plusieurs niveaux, des plus petites fenêtres. Donc ça fait un jeu de lumière assez subtil, ça rentre de différente façon. De l'autre côté nous n'avons qu'une grande rosace et des lancettes et en dessous un mur aveugle ".
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