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Mont-Dauphin

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Mont-Dauphin

Une place forte sur le plateau des Mille-Vents

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La Durance a longtemps servi de voie de communication.
La vallée de la Durance était une voie de pénétration des Alpes, empruntée par la via domitia, la voie romaine qui reliait l'Italie à l'Espagne via la Gaule.
Une vallée propice aux échanges commerciaux mais ouverte à l'ennemi envahisseur.
L'invasion du Duc de Savoie à la fin du 17e siècle en est la preuve. En 1692, Victor Amédée II, engagé dans la ligue d'Augsbourg contre Louis 14, entre en France par le Col de Vars. Il détruit Guillestre, attaque Embrun et descend jusqu'à Gap. En quelques jours, le Dauphiné est dévasté. A la suite de cette invasion, Louis 14 prend conscience de la fragilité de la frontière alpine et demande à son commissaire général des fortifications, Vauban, de renforcer cette limite entre France et Etats de Savoie. L'architecte arrive dans les Alpes, découvre à Mont-Dauphin, le plateau des milles vents. Conquis par le site, il décide d'y construire une place forte.
BOB
En moins de 10 ans, l'essentiel de la fortification et des bâtiments militaires est construit, ainsi que la moitié des maisons civiles. Car Vauban veut que sa place forte accueille, outre la garnison militaire, une population civile. Le plateau, exposé au vent, aride, privé d'eau n'attire pas les habitants. L'offre des terrains, et l'exonération d'impôts suffisent à convaincre une 20 aine civils à venir s'installer dans la citadelle.
BOB
Au début du 18e siecle, un traité éloigne la frontière alpine, la place forte perd son intérêt stratégique...le développement de la garnison et de la vie civile s'arrête.
La citadelle ne sera jamais assiégée. Seul fait d'arme, un bombardement italien, involontaire qui détruira une partie de l'Arsenal.
Classée monument historique, cette forteresse apparait comme un chef d'oeuvre d'architecture militaire. Nichée sur son rocher, la citadelle Vauban veille sur la Durance qui coule à ses pieds.
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