La rivière sauvage
On disait autrefois que la Durance était un fléau provençal. Et pourtant, la rivière irrigue des terres qui seraient aujourd'hui stériles sans elle. Amour ou haine ? Vous l'entendrez de leurs bouches, les Provençaux balancent entre tendresse et rancune pour cette rivière insolente.
histoires et légendes qui racontent les débordements de celle que Giono voulait absolument appeler " fleuve ". Il n'avait pas tout à fait tort, remarquez, puisque la Durance était, il y a quelques millions d'années, un fleuve qui traversait la plaine de la Crau pour se jeter directement dans la Méditerranée !J'ai testé pour vous
Les lâchers d'eau printaniers du barrage de Serre-Ponçon. Toujours impressionnants !
Aujourd'hui, c'est bien une rivière qui finit sa course dans le Rhône au sud d'Avignon . Cette rivière, l'homme a fini par la dompter. Oui, dompter, c'est vraiment le mot qui convient ! Tous les vieux Provençaux se souviennent des colères du cours d'eau. Ponts emportés, naufrages, villages engloutis par les eaux, dans chaque ville ou village traversé par la Durance, on vous racontera ces anecdotes qui font sourire ou frémir.
Domptée, la Durance, domptée comme une bête sauvage dont l'instinct peut à tout moment s'éveiller. Malgré les barrages et les canaux aménagés au cours des derniers siècles, il arrive que la rivière retrouve sa liberté d'autrefois comme en 2008 à Sisteron .
C'est dans ces moments de furie que Giono l'aimait le plus ; l'enfant de Manosque la comparait souvent à une jeune fille révoltée ou à un cheval au galop. Eloquent, n'est-ce pas ?
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Radelier : c'est le nom qu'on donnait aux hommes qui naviguaient sur la Durance pour transporter le bois des Alpes jusqu'à la Méditerranée.
Photo de gauche : La Durance à Montgenèvre
Par Vox inzebox
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