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La Poterne et les anciens remparts

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La Poterne et les anciens remparts

Sous l'Antiquité, Jules César s'empare de Sens. C'est aux Romains que la ville doit ses axes perpendiculaires qui la structurent encore aujourd'hui.

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Nous sommes boulevard du 14 juillet, face à la muraille devant la borne du patrimoine.
Sous l'Antiquité, Jules César s'empare de Sens, alors appelée Agedincum. Elle est peuplée par les fameux gaulois Sénons. C'est aux Romains que la ville doit ses axes perpendiculaires qui la structurent encore aujourd'hui.
Lors des invasions barbares, les habitants se replient à l'intérieur d'une enceinte de près de 3 km de long. Cette puissante construction est composée de gros blocs de pierre récupérés sur les monuments antiques et aussi de rangs de brique, caractéristiques des bâtisseurs romains.
Pendant l'hiver 356, du haut de ces murailles, Julien dit l'Apostat est fort satisfait des Sénonais :
Julien l'Apostat Militaire. 40 ans : Je les ai trouvés pendant le siège que je viens de soutenir dans leur ville, intrépides mais sans férocité, fiers avec leur ennemis quand ils combattent, mais cléments quand ils les ont vaincus ; mais ce qui les fait chérir, c'est leur fidélité à la foi jurée ; le parjure est inconnu parmi eux.
Regardez maintenant à droite. Vous voyez au loin la tour avec son appareil romain ?... On l'appelle la Tour de la Brèche. En 1590, Henri 4 encore protestant tente de pénétrer dans Sens, ville très catholique. Evitant de peu une balle, le futur roi de France s'écrie :
Henri 4 : Ventre Saint Gris, quels sabotiers !
Pourquoi " sabotiers " ?... Parce qu'on lui avait dit que cette partie des murailles était gardée par cette corporation !
L'enceinte est alors composée d'une trentaine de tours, de 8 portes et de plusieurs poternes dont il ne reste que celle que vous avez sous les yeux.
Saint-Louis, a peut-être emprunté ce passage en 1248 pour se rendre à la cathédrale. Il venait du couvent des Cordeliers érigé autrefois au pied des murailles. Un chroniqueur relate le repas du souverain :
Le chroniqueur (nasillard et un peu snob) : Au dîner, nous eûmes d'abord des cerises, puis du pain très blanc, du vin abondant et excellent, digne de la magnificence royale... Nous eûmes ensuite des fèves nouvelles cuites au lait, des poissons et des écrevisses, des pâtés d'anguille, du riz au lait d'amandes...
En 1814, Sens subit un dernier siège par les armées du prince de Wurtemberg et les cosaques. A partir de 1830, les murs d'enceinte sont démolis et révèlent alors des stèles et des blocs épargnés par les outrages du temps. Ces sculptures font aujourd'hui la richesse des collections gallo-romaines des Musées de Sens.
Quant aux fossés creusés lors de la Guerre de Cent Ans, ils sont comblés à partir du 18e siècle et deviennent les Promenades, une véritable ceinture de verdure agrémentée par le square Jean Cousin que vous apercevez à gauche. Ce square typique du 19e siècle témoigne de l'intérêt précoce de Sens pour les espaces verts. Parmi eux, le Parc du Moulin à Tan vaut le détour. Dans l'un des bassins de ses serres tropicales, pousse une variété de nénuphar géant, la Victoria Cruziana.
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