Salies-de-Béarn >

Pont de Loumé

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Cité surpeuplée

Bien avant les exodes ruraux, Salies-de-Béarn souffrait de surpopulation ! A l'époque où son sel valait de l'or, mieux valait habiter la ville pour espérer devenir riche.

Les rues étroites et tortueuses de Salies-de-Béarn s'enroulent comme une coquille d'escargot. Inchangées depuis le moyen-âge ou presque ! Elles sont très probablement plus agréables et plus fleuries de nos jours. On longe de hautes maisons
Une terrasse sur piles au-dessus de la rivière, en plein centre ville. Riche idée pour gagner de l'espace !
des 16èmes et 17èmes siècles, et surtout, des toits béarnais, très inclinés, recourbés dans la partie basse pour faire office de gouttière. La façade des maisons est couverte de pans de bois et surmontée d'un encorbellement, de très jolis balcons qui servaient de cellier avant l'invention des frigos. Plutôt qu'un espace où s'accouder la nuit pour contempler les étoiles, imaginez un séchoir où on exposait les aliments pour les conserver : céréales, légumes secs et bien sûr, charcuteries, n'oubliez pas qu'on est dans le Béarn ! Certaines maisons possèdent une véritable terrasse, sur piles, en plein centre-ville ! Un moyen ingénieux d'agrandir le logement, parce qu'il fallait absolument habiter sur le territoire étroit de la commune pour profiter des retombées économiques du sel qui jaillit ici des profondeurs de la terre. Avant la Révolution, on raconte que 1200 familles vivaient dans l'étroit espace urbain salisien, au milieu des étables à porc, des poulaillers, des fagots de bois indispensables aux fabricants de sel, du matériel agricole et des immondices !
On vous rassure, cela n'a plus rien à voir aujourd'hui, la bourgade est charmante et ses balcons joliment peints offrent un poste d'observation parfait pour un ciel d'été animé d'étoiles filantes.

Le chiffre / La date

1587 : création du règlement de distribution du sel à Salies-de-Béarn. Il est toujours en vigueur aujourd'hui.

Le mot

Coyau : c'est la partie recourbée des toits béarnais qui servait autrefois de gouttière.
Florence Maître


Rien à voir avec Rio de Janeiro mais Salies a aussi son Pain de Sucre et il mérite une grimpette. Je l'ai faite, à pied, au milieu des arbres, en observant les daims qui vivent là. N'essayez pas en voiture : c'est plus long  et beaucoup moins sympa !

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Photo de droite : Le Pont de Loumé
Par Voxinzebox