Salies-de-Béarn >

Place du Bayaà

Version mobile

Place du Bayaà

Légende et histoire du sel de Salies

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail

Incontournable

à Salies-de-Béarn

Nous sommes place du Bayaà, devant la mairie, sous l'horloge.
Autour de vous, quelques indices dévoilent l'histoire du sel à Salies-de-Béarn.
Commençons par la fontaine gothique du sanglier, fixée sur un pilier de l'autre côté de la rue, à droite.
Elle rappelle la légende de la fondation de la ville car tout aurait débuté lors d'une chasse... au sanglier !
Un sanglier avait été blessé dans les environs immédiats
Marcel Saule s'est toujours intéressé à l'histoire de Salies-de-Béarn.
Ce sanglier avait réussi à échapper aux chasseurs qui, revenant sur les lieux, l'avaient retrouvé quelques temps après, parfaitement conservé et ses soies constellées de cristaux sel. Les chasseurs se rendirent compte qu'ils avaient affaire à une source d'eau salée qui fut mise en exploitation ce qui fait dire au sanglier : Sé you n'y eri mourt arrès n'y bibéré.
...  " Si je n'y étais mort, personne n'y vivrait ". Du béarnais bien sûr. On raconte aussi que le comte de Foix Gaston Fébus aurait asséné au sanglier le trait mortel... au 14ème siècle.
Jolie légende. En réalité, l'exploitation du sel, si précieux pour conserver les aliments, remonte bien plus loin dans le temps.
Les débuts de l'exploitation du sel ont été datés par la méthode du radio carbone du 14ème siècle avant Jésus Christ, c'est-à-dire à l'Âge du bronze moyen.
Et cela a continué pendant l'Antiquité jusqu'au Moyen-âge, sous Gaston Fébus justement, protecteur de Salies-de-Béarn et de son précieux sel.
La distribution du sel est un moment fort de la vie de la cité.
Imaginez ici un grand bassin, accessible par des escaliers sauf sur l'un des côtés où l'eau salée jaillit au pied d'un mur.
Lors des distributions, les Salisiens viennent remplir les sameaux, sorte de seau dont le fond est plus large que l'ouverture.
Le baron de Dietrich a raconté cette scène étonnante peu de temps avant la Révolution.
"Un tumulte de plusieurs centaines d'hommes et de femmes à demi-nus, courant dans tous les sens sur les rampes et dans le bassin, les muscles bien tendus, déployant toutes leurs forces pour enlever et transporter à chaque instant des fardeaux de 300 livres avec une vitesse qu'on a peine à imaginer. "
Ce bassin a disparu à la fin du 19ème siècle. Aujourd'hui, vous ne voyez plus qu'une petite fontaine d'eau salée, dans le bassin rond, face à vous.
L'arrivée de la source est maintenant abritée, sous vos pieds, dans une crypte construite en 1865. Vous pourrez y jeter un oeil par la lunette située de l'autre côté de la rue, légèrement sur votre gauche.
On y descend par un escalier étroit. A l'intérieur, sous des arcades de pierre, de grands bassins recueillent le précieux liquide.
Des visites de ce lieu hors du commun sont organisées, renseignez-vous à l'office du tourisme.
Et pour en savoir plus, visitez le musée du sel, rue des Puits Salants. La maison qui l'abrite vaut à elle seule le détour car c'est l'une des plus anciennes de la ville.
Retour haut de page