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L'architecture thermale

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L'architecture thermale

Quartier de fête

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Incontournable

à Salies-de-Béarn

Nous sommes dans le kiosque à musique, face à l'hôtel du Parc.
C'est le dernier palace encore en activité. Il y en avait trois à Salies-de-Béarn au début du 20ème siècle.
N'hésitez pas à entrer dans le hall de cet établissement qui abrite aussi un casino. L'intérieur est typiquement Belle Epoque avec sa décoration Art déco.
Autour de cette place, les hôtels accueillaient des curistes venus de toute l'Europe. Plus de 8 000 personnes par an selon Dany Marzallec, guide à l'office de tourisme du Béarn des Gaves.
On recevait essentiellement des dames qui venaient pour des problèmes de stérilité. Au bout de quelques semaines, elles rentraient chez elles et puis on avait appris qu'elles avaient mené grand train à Salies-de-Béarn parce qu'il y avait tout un tas de jeunes gens qui étaient prêts à payer de leur temps et de leur personne avec ces belles curistes qui étaient jeunes, très riches et puis très seules aussi.
Donc au bout de quelques semaines de cure, elles rentraient chez elles et la nouvelle tant attendue ne tardait pas à tomber, elles étaient enceintes. On attribuait donc aux eaux de Salies des vertus inimaginables !
Sur votre gauche, le bâtiment blanc et marron est appelé " le chalet ". Comme les thermes, il est d'architecture hispano-mauresque. Les curistes venaient y bavarder, danser ou jouer au baccarat.
Les thermes ont accueilli de nombreuses célébrités. Le romancier Hector Malot, l'écrivain américain Francis Scott-Fitzgerald, Madame Proust, mère de Marcel, et le poète Paul-Jean Toulet :
Le ciel était couleur de pêche sur le Saleys qui dort.
Un oiseau d'émeraude et d'or fila comme une flèche.
Ces vers sont extraits de ses Contrerimes. Ce Palois aimait venir faire la fête à Salies...
Paul-Jean Toulet a écrit " la jeune fille verte " un roman qui se déroule à Salies-de-Béarn. Lui, avait découpé la ville en deux : il y avait les gens de la rive de l'amour...
Pour le poète, les Amoripuères
et les gens de la rive de la mort
Eux s'appellent les les Mortiripuères.
Ce ne sont pas des termes que vous retrouverez dans un dictionnaire ; Paul-Jean Toulet avait abusé de l'absinthe, à une époque !! Toute l'action se déroule à Salies-de-Béarn.
La réputation des bains de Salies a attiré d'autres stars, plus proches de nous.
Françoise Hardy a séjourné quelques temps à l'hôtel du Parc en 1972 pour vaincre sa stérilité. Elle le raconte dans son autobiographie.
" Les soins avaient lieu le matin et m'épuisaient tellement que je tenais à peine debout et passais chaque après-midi à me reposer dans ma chambre d'hôtel. Dès que ma pesante inertie s'atténuait, j'allais me promener dans Salies, une charmante petite ville dont les fenêtres égayées par des géraniums rouges me ravissaient. "
Son fils, Thomas Dutronc, est né l'année suivante !
Pour accueillir ce public dans les meilleures conditions, Salies a dû changer de visage. Dès 1899, l'industrie saline, peu compatible avec l'image des cures, a tout simplement déménagé pour s'éloigner du quartier des thermes.
Ces salines se visitent ! Pour en savoir plus, renseignez-vous à l'office du tourisme.
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