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Musée archéologique et Arc de Triomphe Germanicus

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Musée archéologique et Arc de Triomphe Germanicus

C'était l'aboutissement de la grande voie romaine Lyon-Saintes.

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Nous sommes devant l'arc de triomphe de Germanicus, face à la Charente.
Il n'occupe pas aujourd'hui la place où il a été construit. Elevé vers l'an 20 après Jésus Christ, il marquait l'entrée du Vieux Pont qui franchissait le fleuve.
C'était l'aboutissement de la grande voie romaine Lyon-Saintes .
D'où vient ce nom de Germanicus ?
C'est le neveu de l'Empereur Tibère. Le noble santon qui a fait construire l'arc le lui a dédié.
Cet arc a failli disparaître, avec le Vieux Pont, en 1843 ! Sans Prosper Mérimée, qui était alors inspecteur des monuments historiques, vous ne pourriez plus l'admirer aujourd'hui. L'écrivain a classé et sauvé plus d'un millier d'édifices sur toute la France.
Avancez maintenant sur votre gauche, jusqu'au musée archéologique, avec ses deux rangées de colonnes.
La salle qui se trouve dans le petit bâtiment blanc, face à vous, rassemble des objets trouvés un peu partout dans la ville. La mise en scène date des années 30. Elle n'a rien de scientifique, mais elle permet de découvrir pêle-mêle des chapiteaux sculptés, des statues ou de jolis bas-reliefs représentant des métiers.
Sur votre gauche
Une grande salle rassemble les pièces d'un char retrouvé dans la périphérie de Saintes.
Un ensemble exceptionnel ! Une découverte très importante. Il y a presque tous les éléments, techniques et décoratifs !
Vous y verrez également, dans une seconde partie, un grand nombre d'objets de la vie quotidienne à l'époque gallo-romaine. C'est tout un mélange culturel, comme le dit Léopold Maurel, archéologue départemental de Charente-maritime :
" Il y avait des techniques et des savoir- faire avant ce qu'on appelle la conquête romaine ; des techniques propres aux habitants, aux populations. Les Romains eux-mêmes ont des influences, puisque les populations locales ont leurs savoir-faire mais elles-mêmes ont leurs influences. Donc ça se traduit dans le mobilier. C'est au travers de ça qu'on le voit. Au travers de la céramique : on a des amphores qui ont des formes que l'on qualifie d'ibériques. Au travers, notamment des divinités, on a des mélanges entre des dieux gaulois et des dieux romains. Je dirais que c'est une perpétuelle découverte de partage et d'échange. "
Quand vous visiterez cette salle, amusez-vous à deviner l'origine et surtout l'usage des objets du quotidien gallo-romain.
Vous constaterez que les préoccupations de ces ancêtres lointains étaient finalement très proches des nôtres. Notamment parce qu'ils accordaient une grande importance à l'esthétique et aux apparences.
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