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Amphitéâtre Gallo-Romain

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Amphitéâtre Gallo-Romain

La porte principale laisse imaginer la grandeur du monument...

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Nous sommes à Saintes, devant l'amphithéâtre gallo-romain.
Montez sur la gauche de l'amphithéâtre, dans la rue Bourignon et placez-vous à hauteur des maisons. C'est l'un des meilleurs points de vue sur le monument.
Cet amphithéâtre date du règne de l'empereur Claude, dans les années 40 après JC. Il s'étend sur 126 mètres de long, pour 102 de large.
A gauche
La porte principale laisse imaginer la grandeur du monument qui accueillait plus de 15 000 spectateurs.
Par cette porte entraient les notables puis les gladiateurs et les animaux.
En face de cette porte, sur votre droite
La porte des morts, sortie réservée aux vaincus.
Remarquez la construction de l'édifice, parfaitement intégré dans le vallon. De nombreuses pierres ont cependant disparu au fil des siècles. Ecoutons l'archéologue départemental de Charente-Maritime Léopold Maurel :
" Le théâtre, comme tous les bâtiments publics ou privés a une phase d'occupation, d'utilisation : les spectacles, etc. Puis après ils ont une phase d'abandon. Ils se détruisent plus ou moins naturellement et là, ils sont utilisés comme carrière : les blocs de pierre et toute la matière première qui est à l'intérieur (que ce soit du bois ou de la pierre) est utilisée, comme on le ferait de nos jours, pour d'autres constructions comme, notamment les remparts de Saintes. "
Ça veut dire que le regard sur ces choses-là a varié au cours de l'Histoire ?
" Oui complètement, le regard a varié. Déjà, la valeur que l'on accorde aujourd'hui au patrimoine et même le mot patrimoine ne sont pas les mêmes qu'à cette époque-là. Il pouvait peut-être y avoir une certaine valeur symbolique sur certains objets. Même au Moyen-Âge sur certains objets que les gens pouvaient découvrir, qui dataient de l'Antiquité, il y avait probablement une valeur, mais ce qui est sûr, c'est que l'appropriation du patrimoine et la conservation du patrimoine, c'est quelque chose qui est assez récent, qui date de la Révolution française, qui se développe de plus en plus. Mais on n'a pas toujours eu le même regard et la même notion du patrimoine. "
Regardez maintenant face à vous l'escalier principal, qui permet encore aujourd'hui de descendre dans l'arène.
Sur la gauche de cet escalier, dans une petite cavité, se cache la fontaine Sainte Eustelle . On raconte sur cette source plusieurs légendes qui mettent en scène la fille d'un gouverneur romain.
Eustelle fut convertie au christianisme par Saint-Eutrope . Elle avait un fiancé à qui elle voulut renoncer, mais l'amoureux insista. Un jour, la jeune fille impatientée frappa le sol du pied ; il en jaillit une source, la fontaine de Sainte-Eustelle .
Autrefois, les Saintongeaises qui désiraient un mari, venaient y jeter deux épingles ; quand les objets formaient une croix, les jeunes célibataires pouvaient espérer se marier dans l'année.
Le poète provençal Frédéric Mistral a transformé Eustelle en Estelle et fait de cette sainte désormais célèbre, la patronne de son dictionnaire de provençal, le Félibrige.
Nous vous invitons à visiter l'amphithéâtre pour découvrir ses autres secrets.
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