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Les mines et le patrimoine de la Renaissance

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Les mines et le patrimoine de la Renaissance

C'est à la Renaissance que le bâtiment de la pharmacie de la Tour voit le jour.

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Les mines et le patrimoine architectural de la Renaissance.
Nous sommes place de la Fleur devant la pharmacie de la Tour.
Et si nous remontions le temps jusqu'au 10e siècle ?... C'est dès cette époque qu'on commence à exploiter des mines d'argent ici. Et ça dure jusqu'au 14e siècle, ou tout s'arrête pour des problèmes d'évacuation d'eau et d'aération des puits. Ensuite au 15e siècle, on redécouvre les anciennes mines médiévales et on les remet aussitôt en exploitation. Tout au long du 16e siècle, le sous-sol fait l'objet d'une curiosité intense. L'activité minière cesse au 17e, puis reprend par intermittence jusqu'à 1940. Les mineurs cherchent alors de nouvelles matières minérales comme le cobalt, le cuivre, le plomb ou encore... l'arsenic !
C'est à la Renaissance que le bâtiment de la pharmacie de la Tour voit le jour. Il sert de mairie pour le côté Alsace et aussi de centre administratif pour l'exploitation minière. ? l'époque, le bâtiment est deux fois plus grand ! Mais en 1880, on le démolit car il est vétuste.
Une petite leçon d'architecture, ça vous dit ?...
Vous voyez les deux tourelles ? Le toit en poivrière ?... C'est typique de l'architecture Renaissance germanique. La tourelle symbolise les lieux de pouvoirs.
La plus importante des tours du bâtiment accueille un escalier en colimaçon.
Regardez à présent les fenêtres à traverses et meneaux. Elles sont entourées de grès, une pierre très présente dans la région
Amusez-vous aussi à chercher un bloc de galène argentifère encastré dans un mur. Il rappelle la découverte d'un énorme bloc d'argent pur de près de 600kg dans une mine en 1581.
Tournez-vous vers le hangar en face de la place
Au 16e siècle, se trouvait là l'hôtel de la Fleur. Une auberge qui accueillait les réunions du conseil des mines. Elle servait aussi de tribunal pour les mineurs et même... de prison ! Mais le porte-parole du conseil des mines se lève. Ecoutons-le :
Le porte-parole avec une voix portée, solennelle : Pour favoriser l'exploitation de leurs mines, les Ribeaupierre et les Habsbourg accordent aux mineurs un grand nombre d'avantages : exonérations d'impôts, limitation du travail à 8 heures par jour. De même, les mineurs possèdent leur propre organe de justice D'ailleurs le juge des mines établit un système de concessions minières, vendues par actions à de riches bourgeois !
Au milieu du 16e siècle, 3000 mineurs travaillent à Sainte-Marie-aux-Mines. Ils viennent de Saxe et du Tyrol et forment la confrérie des mineurs appelée Knappschaft !
Cette confrérie établit un système de sécurité sociale. Pour alimenter la caisse des mineurs, chaque membre verse chaque semaine 1% de son salaire. L'argent récolté permet de payer les soins des nécessiteux et aussi de financer l'entretien de l'église, ou le salaire de l'instituteur.
L'organisation des mineurs est très hiérarchisée ! Tout en haut de l'échelle : le Bergrichter : le juge des mines. Il gère les conflits relatifs aux mines et aux mineurs. Il est assisté de plusieurs greffiers, comptables et contremaîtres qui constituent le corps des officiers des mines. Quant aux civils, c'est-à-dire ceux qui ne travaillent pas pour les mines, ils relèvent du juge seigneurial local nommé par les Ribeaupierre. On l'appelle : le Landrichter !
Partons maintenant pour le temple réformé témoin de la grande diversité religieuse à Sainte-Marie-aux-Mines !
Merci de continuer votre visite. A bientôt.
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