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Les maisons de maître de la rue Narbey

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Les maisons de maître de la rue Narbey

Les usines sont implantées en plein centre ville, au même titre que les maisons patronales ou les logements ouvriers.

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Les maisons de maître de la rue Narbey
Nous sommes dans la rue Narbey entre la villa Picard et la villa Landmann qui fait face à l'Office de Tourisme
Ces deux belles maisons appartenaient aux familles Picard et Landmann, de riches industriels du textile. La plupart de ce style de demeures date de la seconde moitié du 19e siècle. Elles obéissent au même plan architectural.
Sans voisinage proche, ces habitations comportent un parc et sont composées de deux à trois étages avec un balcon donnant sur la rue. Le balcon n'est pas là par hasard. Il symbolise la puissance et le pouvoir. Autrement dit, l'assise du patron sur sa ville qu'il domine par son poids économique.
Ces maisons de maître sont bien différentes de celles de la fin du 18e siècle. ? cette époque, le logement du dirigeant et les ateliers de fabrication occupent encore un même bâtiment, alors que les villas que vous voyez rue Narbey sont des maisons d'habitations dissociées du lieu de production. Mais attention, elles restent très proches du coeur de l'activité textile malgré tout.
D'ailleurs, connaissez-vous la particularité de Sainte-Marie-aux-Mines ?... Ses usines sont implantées en plein centre ville, au même titre que les maisons patronales ou les logements ouvriers. Cette promiscuité vient de la morphologie du territoire. Il y a tout simplement très peu de terrains plats disponibles.
C'est pourquoi l'urbanisme de Sainte-Marie-aux-Mines est très différent de celui de Mulhouse où les maisons cossues sont situées à la périphérie de la ville. Un éloignement géographique qui cloisonne l'univers bourgeois et le monde populaire.
? Sainte-Marie-aux-Mines, c'est différent. Les patrons habitent le coeur de la cité, y implantent leurs usines et évitent la concentration ouvrière. De quelle façon ?... En ayant recours massivement au travail de tissage à domicile. Cette politique offre plusieurs avantages au patronat. Tout d'abord, elle évite la construction d'usines et offre donc une économie d'espace. Ensuite, en limitant la concentration des populations, elle évite le risque de révolte ouvrière.
Cette organisation du travail à domicile explique pourquoi Sainte-Marie-aux-Mines a rencontré très peu de soulèvements populaires sur son territoire malgré plusieurs crises économiques.
L'industrie locale du textile est particulièrement touchée lors de la Première Guerre mondiale, puis à la suite du krach de Wall Street en 1929 et enfin, avec l'avènement de la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1960 et 1970, une nouvelle crise structurelle a pour conséquence le départ massif des habitants. De 12000 habitants en 1900, il reste aujourd'hui 6000 Saint-Mariens environ.
Les villas de la rue Narbey sont la dernière étape de notre parcours découverte de Sainte-Marie-aux-Mines débuté sur la place Keufer juste à la frontière de Sainte-Marie-Lorraine et Sainte-Marie-Alsace. Vous vous souvenez ?...
Pour tout renseignement sur cette ville qui vous réserve encore de belles surprises, adressez-vous à l'Office de Tourisme.
Nous vous souhaitons un agréable séjour au pays des Saint-Mariens et vous invitons à poursuivre la visite du Val d'Argent. ? bientôt.
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