Le Val d'Argent >

Le col de Sainte-Marie-aux-Mines

Version mobile
English Deutsch

Le col de Sainte-Marie-aux-Mines

La première guerre mondiale dans le Val d'Argent

Partager sur Twitter Partager sur Facebook Envoyer par e-mail
Le col de Sainte-Marie-aux-Mines...
Le 1er août 1914, la première Guerre mondiale est déclarée.
Avant guerre, l'Empire germanique comprenait l'Alsace et la Moselle et la frontière franco-allemande était fixée sur la ligne de crête des Vosges. Le col de Sainte Marie était un point de passage surveillé par les douaniers, mais il n'en restait pas moins un lieu de promenade dominicale, où les populations des deux versants se rencontraient...
Dès l'entrée en guerre, la tension est palpable : les autorités militaires allemandes réquisitionnent les civils pour creuser des retranchements au col de Sainte-Marie.
[obus]
De violents accrochages se produisent. Chaque partie cherche à s'assurer un maximum de points stratégiques, dont la Tête du Violu.
En novembre 1914, le col du Bonhomme appartient aux Français. Le col Sainte-Marie, le Pain de Sucre et le Bernhardstein sont entre les mains des Allemands.
[Plume qui gratte le papier]
[lettre d'un Officier allemand voix posée] Chers parents, j'ai pris mes quartiers dans ce secteur montagneux, la ligne de front est perchée à presque 1 000 mètres d'altitude. Pour la fortifier, il faut des matériaux en abondance. Des mulets, des animaux de trait mais aussi des funiculaires, téléphériques et chemins de fer acheminent aussi bien les soldats que les armes et les munitions.
Les combattants s'enterrent pour se protéger des attaques. Les tranchées se multiplient et donnent naissance à des labyrinthes où les ennemis sont très proches. Cette promiscuité provoque la guerre des mines. Des galeries sont creusées sous les tranchées ennemies, puis bourrées d'explosifs pour les faire s'effondrer.
[Plume qui gratte le papier]
[Officier allemand] Le col de Sainte-Marie est méconnaissable ! Partout s'élèvent des blockhaus en béton pour protéger les postes défensifs et stratégiques ! Nous sommes cantonnés dans des baraquements en bois qui forment un véritable village avec ses services de santé, ses stations d'épouillage... Hier, près de la Tête du Violu, j'ai nagé dans la piscine chauffée construite pour les officiers. Court moment de bien-être !
Au début de la guerre, les soldats sont inhumés au plus près de l'endroit où ils meurent. Leurs tombes provisoires sont isolées en pleine forêt. Ornées de croix de bois, elles sont fleuries par les camarades des défunts.
En 1916, le service allemand des sépultures militaires construit de nombreux cimetières sur le front, dont une nécropole monumentale dans le vallon de Mongoutte.
En 1919, c'est au tour des autorités françaises de créer des cimetières militaires au col de Sainte-Marie et à la Hajus.
Après la guerre, la plupart des installations militaires sont démantelées. Pourtant, les souvenirs du conflit demeurent avec les blockhaus qui restent entre la Tête du Violu et le col de Sainte-Marie-aux-Mines...
Vous aussi, partez sur les traces de la Grande Guerre en empruntant les sentiers balisés au départ du col de Sainte-Marie-aux-Mines !
Partons maintenant en direction de la mairie de Sainte-Croix aux-mines où nous attend la famille Burrus !
Merci de continuer votre visite. À bientôt.
Retour haut de page