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L'usine Edler et Lepavec ou le patrimoine textile

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L'usine Edler et Lepavec ou le patrimoine textile

Parallèlement à l'exploitation minière, une autre activité se développe à Sainte-Marie-aux-Mines : le textile !

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L'usine Edler et Lepavec
Nous sommes au centre de la cour du Val Expo
Parallèlement à l'exploitation minière, une autre activité se développe à Sainte-Marie-aux-Mines : le textile ! Au milieu du 16e siècle on voit s'installer des drapiers, des bonnetiers et des passementiers. En 1764, Jean Georges Réber, un industriel mulhousien, arrive dans la vallée. Mais pourquoi vient-il ici ? Ecoutons-le :
Jean Georges Réber, voix entreprenante : Eh bien, parce que l'installation de nouvelles manufactures à Mulhouse est désormais limitée par des règlements municipaux pour éviter d'accroître la concurrence. Et puis dans cette belle vallée, se trouve de l'eau non calcaire en abondance. Vous savez, c'est un élément indispensable au démarrage de toute activité textile. Enfin, j'ai à ma disposition une main d'oeuvre qualifiée. Ce sont les paysans qui n'hésitent pas à tisser à domicile pour arrondir les fins de mois !
Dans le val d'Argent, Jean Georges Réber découvre aussi des infrastructures minières tout à fait ré employables pour son activité. D'autres entrepreneurs suivent son exemple et l'industrie du textile atteint son apogée à la fin du 19e siècle. La vallée dotée de filatures, de teintureries et d'ateliers de tissages invente alors de nouveaux tissus comme le jacquard ou l'écossais qui font fureur à Paris !
Avec un tel essor, les bâtiments des manufactures changent aussi. Toute l'évolution de ce patrimoine textile est particulièrement visible dans le Val d'Argent où tous les styles architecturaux cohabitent.
Alors qu'au 16e siècle, la manufacture s'installe d'abord au domicile du patron, entre 1830 et 1880, surgissent les constructions d'usines blocs : des bâtiments massifs qui s'élèvent sur trois ou quatre étages et peuvent s'étirer sur une vingtaine de mètres de long !
? partir de 1871, on cherche à réduire les coûts de production. Les industriels investissent dans des métiers à tisser mécaniques. On construit alors de vastes halls, équipés de toit en shed, c'est-à-dire en forme de triangle !
Devant vous, se dresse une usine bloc. Vous voyez ses 3 niveaux ?... Ce sont des grands plateaux de 20 mètres de large sur 10 mètres de haut environ. Un espace qui permet d'installer des métiers à bras. Et pour y voir bien clair, chaque niveau est équipé de fenêtres symétriques
Pendant le 19e et le 20e siècle à Sainte-Marie-aux-Mines, une centaine d'usines travaillent dans et pour l'industrie textile qui emploie jusqu'à 20 000 personnes. Monsieur Maire travaillait chez Edler Lepavec
Au cours de votre carrière vous avez du voir apparaître pas mal de changements au niveau technique ?
Quand je suis rentré chez Lepavec il y avait encore des anciens qui avaient connu les métiers à bras, mais moi, je n'ai pas connu ça chez Lepavec, les métiers à bras. Mais par contre, chez Blech, j'avais connu les métiers à bras et également les grands métiers Jacquard qui étaient immenses et qui faisaient jusqu'à dix mètres de haut avec des grandes cartes, il n'y avait pas ça chez Lepavec.
Vous n'avez jamais tissé sur les métiers à bras ?
Si chez Blech, à l'échantillonnage. Mais, quand je suis rentré chez Lepavec, les métiers à bras avaient été mis à l'écart, et j'ai connu les premiers métiers mécaniques et là, on entendait le bruit des navettes, les claquements... Et il y a eu les premiers métiers automatiques.
Partons maintenant pour l'église de la Madeleine et l'Hôtel de Ville et apprenons au passage quelques proverbes de la ville !
Merci de continuer votre visite. ? bientôt
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