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La grande nuit du Samedi Saint

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La grande nuit du Samedi Saint

Le Christ est mort et a été enterré le Vendredi Saint.

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La grande nuit du Samedi Saint
Cocquet nous en dit plus
Même si ce vitrail est sombre, il est encore une fois tourné vers l'optimisme car la nuit s'éclaircit vers le choeur. Le jour suit la nuit. Avec lui, le Nous sommes face au second grand vitrail situé à gauche du choeur...
Ce vitrail aux couleurs bleues et sombres s'inspire de " La grande nuit du Samedi Saint ". Le Christ est mort et a été enterré le Vendredi Saint. Pendant la nuit du samedi, les fidèles attendent sa résurrection... en vain. Peu à peu, le doute s'empare d'eux.
Regardez comme ce vitrail semble engourdi. La ligne horizontale de ses mouvements traduit le sommeil des corps des fidèles et l'assoupissement de leur croyance.
Le bleu nuit de cette oeuvre tournée vers la mer s'apparente aussi à celui de l'océan. Il fait penser aux vagues, aux flots, aux fonds marins. Sa stratification n'est pas sans rappeler les traces sur le sable de la baie de Somme... Autant d'éléments que l'on retrouve dans les toiles d'Alfred Manessier.
Jean-François Christ ressuscite et c'est l'élévation de la lumière. J'étais présent lors de la pause de ce vitrail, et Alfred Manessier évoquait un " grand bleu " en référence à la musique du film de Luc Besson. Dans l'église Saint Sépulcre, on se rend compte, à quel point l'art de Manessier est, dans le sens littéral du terme, élémentaire. Tous les éléments sont réunis dans ces vitraux : l'eau, la terre et le feu.
Pour concevoir ces vitraux, Alfred Manessier a exécuté dans un premier temps des maquettes à l'huile sur papier que l'on peut voir aujourd'hui au musée Boucher-de-Perthes d'Abbeville.
Ensuite, ces maquettes sont devenues des vitraux dans les Ateliers des Verriers Hermet et Juteau de Chartres, à deux pas de la cathédrale.
Enfin, chaque parcelle de verre a été assemblée sous l'oeil d'Alfred Manessier. L'artiste nous raconte son travail méticuleux de vérification
Je vérifie pièce par pièce en partant du haut. Mon oeil parcourt le travail, et de temps en temps, mon oeil est attiré par une erreur, par un ton qui n'est pas harmonieux, une valeur qui est trop sombre ou trop claire. L'intensité lumineuse du ton correspond exactement à une chose très précise dans l'épaisseur du verre.
Le peintre n'hésitait pas à garder les hasards du soufflage du verre et à jouer avec l'épaisseur des plombs qui unissent les différents morceaux.
Partons maintenant vers le vitrail de " L'ombre de la croix " où nous apprenons dans quelles circonstances Alfred Manessier a rencontré la foi ! Merci de continuer votre visite.
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