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L'hymne à la joie

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L'hymne à la joie

Le chantier du Saint Sépulcre est gigantesque.

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Nous sommes face aux vitraux du choeur...
Face à nous, L'hymne à la joie d'Alfred Manessier. Mais avant de détailler les vitraux du choeur, écoutons leur créateur s'exprimer en 1992 dans le documentaire Les offrandes d'Alfred Manessier réalisé par Gérard Raynal
C'est d'abord un poème musical. C'est d'abord une exaltation de la lumière. C'est un chant lumineux, prodigieux que l'on projette à l'intérieur de l'église. (...) Et j'ai eu cette chance à la fin de ma vie de pouvoir réaliser ces vitraux qui sont comme une espèce de couronnement de tout, de tout ce que j'ai pu ressentir, de tout ce que je dois à ce pays.
En 1982, un inspecteur des monuments historiques, François Énaud, décide de remplacer la vitrerie blanche et blafarde des vitraux de l'église du Saint Sépulcre. Aussitôt, il fait appel à Alfred Manessier parce que le peintre est originaire de la Somme, mais surtout, il est l'un des premiers artistes de la Nouvelle Ecole de Paris à avoir renouvelé, dès 1948, l'art du vitrail en France et à l'étranger.
Le chantier du Saint Sépulcre est gigantesque. 300 mètres carrés de vitraux. Alfred Manessier a 71 ans quand il entreprend cette aventure avec un grand enthousiasme. Le peintre s'éteindra l'année de l'inauguration de cette oeuvre magistrale en 1993.
Regardons maintenant les vitraux du choeur...
Il représente la résurrection du Christ et son ascension vers les cieux. Jean-François Cocquet, adjoint au maire d'Abbeville, a connu Alfred Manessier. Il nous invite à contempler les vitraux. Ecoutons-le
Les vitraux du choeur que le spectateur découvre d'abord lorsqu'il pénètre dans l'église, Manessier les appelait : l'hymne à la joie. Ils correspondent à une vision très optimiste de la religion chrétienne, c'est-à-dire à une victoire de la vie sur la mort. Non seulement la vie au-delà, la vie surnaturelle, mais la vie terrestre, la vie ici-bas qui mérite d'être vécue. Le rythme de ces vitraux est un rythme très ascensionnel, et l'on passe d'une floraison de couleurs à un blanc presque parfait au sommet de la fenêtre centrale.
Christine Manessier, la fille du peintre, nous attend sur un banc de l'église. Asseyons-nous près d'elle car elle nous parle de l'enfance de son père
Mon père est né précisément à Saint Ouen entre Abbeville et Amiens, mais chez ses grands parents maternels. Mes grands parents habitaient eux déjà Abbeville dans le quartier de Thuison. Et très vite, il a montré d'abord des talents musicaux qui ont été stoppés quand mon grand-père a mis papa en pension à Amiens.
Après ce choc émotionnel, l'enfant remplace une forme d'expression artistique par une autre. Il commence à peindre pendant ses vacances passées au Crotoy, non loin de là, dans la baie de Somme. Alfred Manessier a alors 12 ans.Partons maintenant vers le vitrail de L'annonce de la Pentecôte aux influences impressionnistes ! Merci de continuer votre visite.
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