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La porte Haimont

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La porte Haimont

Nous sommes sur le trottoir de la rue de l'Hôpital devant les vestiges de la porte Haimont...

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La porte Haimont
Nous sommes sur le trottoir de la rue de l'Hôpital devant les vestiges de la porte Haimont...
Les habitantes de Saint-Riquier se nomment les Centuloises. Si elles se sont octroyé le droit de battre leur mari une fois l'an, elles n'hésitent pas non plus à se défendre quand leurs époux désertent la cité pour guerroyer !
Sous François 1er, deux femmes courageuses s'illustrent sur les remparts de la Porte Haimont. Fermez les yeux, et imaginez au sommet du mur d'enceinte nos 2 héroïnes au nom glorieux : Bellegueule et Becquestoile ! Cette dernière se souvient de leurs exploits
une femme crie : " A l'attaque ! ".
Becquestoiles : Au temps du grand roi François, notre chère cité était protégée par deux lignes de fortification. On entrait alors dans la ville par la Porte Haimont. Dans les années 1530, les hommes de Saint-Riquier se faisaient bien rares car tous étaient appelés sur les champs de bataille. Seuls, les religieux, les femmes et les vieillards traînaient dans les rues endormies. Dans les environs, sévissait une troupe de 2000 soudards qui se revendiquait de l'armée de Charles-Quint.
Un jour, ces scélérats demandent à pénétrer dans Saint-Riquier. Face à la fermeté de notre refus, les pilleurs franchissent une première porte, tentent d'escalader la muraille, de s'emparer de la Porte Haimont. C'est alors que Bellegueule et moi-même, nous décidons de sauver la ville, et rallier à notre cause toute la population ! Vite, nous faisons tous bouillir de l'eau et de l'huile mêlées à des cendres incandescentes. Des religieux prennent même les armes et certains n'hésitent pas à tuer des assaillants !
Quant à moi, Becquestoile, j'arrache des mains l'étendard de l'ennemi au sommet de la Porte Haimont, et le brandit dans le ciel en signe de victoire. Une telle ferveur s'empare des Centulois que les brigands en déroute finissent par capituler. Après la bataille, on compte 200 soldats de Charles Quint gisant dans les fossés et des charrettes pleines de blessés. Mais Saint-Riquier, notre cité, elle, est sauvée !
Victoire à nous ! Victoire à Nous !!!
Apprenant ce haut fait d'arme, François 1er se rendra à Saint-Riquier afin de rencontrer les fameuses Bellegueule et Becquestoile. Il écoutera attentivement le récit des deux héroïnes et chargera Brantôme, son chroniqueur personnel, d'écrire et de conter leurs exploits dans tout le royaume de France !
Empruntons maintenant la première rue à droite et à sa bifurcation, descendons vers la Tour Margot où vous découvrirez comment Hugues de Camp d'Aveine est devenu un loup errant ! Merci de continuer votre visite. ? bientôt.
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