Saint Raphaël : circuit au pays des îles d'or >

Vieux Port

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Vieux Port

Cet obélisque commémore le débarquement de Bonaparte à Saint-Raphaël. On est le 17 vendémiaire de l'an VIII...

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Nous sommes sur le Vieux Port.
Positionnez-vous sur le Square Bonaparte, face à l'obélisque.
Cet obélisque commémore le débarquement de Bonaparte à Saint-Raphaûl. On est le 17 vendémiaire de l'an VIII, autrement dit, le 9 octobre 1799. Le jeune général rentre d'Egypte, une campagne destinée à barrer la route des Indes aux Anglais. Une campagne qui se poursuivra pendant un an encore, avant de se solder par un échec.
L'accueil des Raphaélois est enthousiaste.
De toutes parts, on accourt pour acclamer ce Bonaparte à l'allure étrange, presque orientale...
- (Napoléon) : ne m'approchez pas de trop près, je vous apporte peut-être la peste.
- (habitant) : et qu'importe la peste, nous la craignons moins que la peste autrichienne !
C 'est vrai qu'à l'époque, la Maison d'Autriche compte parmi les principaux adversaires de la France. C'est vrai aussi que Saint-Raphaûl a rarement connu pareille agitation.
Cet événement, l'arrivée de Bonaparte, la ville le fête à nouveau en grande pompe, deux siècles plus tard, en 1999, avec une vaste reconstitution qui a rassemblé jusqu'à 800 figurants venus de toute l'Europe.
Bonaparte, reviendra brièvement à Saint-Raphaûl. Mais 15 ans après son accostage triomphal, il est devenu l'empereur déchu.
Cette fois, il n'embarque pas dans l'espoir d'une nouvelle conquête... Il vient d'abdiquer, et son départ, c'est pour l'exil. Direction : l'île d'Elbe.
Maintenant, tournez le dos à l'obélisque.
A droite, en suivant des yeux le littoral, la première ville que nous apercevons, les grands immeubles, c'est Fréjus. Plus loin, très loin derrière la digue, les collines et la pointe qui s'avancent dans la mer annoncent Saint-Tropez.
Mais revenons à notre Vieux Port.
Il reste longtemps tourné vers le commerce.
Imaginez les tartanes, ces embarcations à fond plat, transportant du sable vers Marseille ou Cannes.
Imaginez les grands vapeurs qui, plus tard, acheminent vers le monde entier des chargements de bauxite ou de porphyre, LA pierre de l'Estérel. Aujourd'hui, le commerce a cédé la place à la plaisance.
Pour autant, les pointus - ces bateaux de pêche aux couleurs éclatantes - n'ont pas perdu le goût du large.
Pour Jean-Pierre Gandier et ses collègues, pas question d'abandonner un savoir-faire transmis de génération en génération.
A notre droite, sur le quai, il y a - tous les matins - le marché aux poissons. A peine sortis des filets, les dorades, rascasses et autres loups de mer rejoignent les étals.
Au fait, vous savez que la bouillabaisse a été inventée à Saint-Raphaûl ?
C'est en tout cas ce qu'on affirme ici. Au risque, hum... hum, d'agacer les Marseillais, qui revendiquent eux aussi cette recette.
On raconte que par un jour de gros temps, des pêcheurs ont été obligés de trouver un abri sur la côte.
Comme ils n'avaient pas de provisions, ils ont mis sur le feu quelques restes, accompagnés de poissons. Et à un moment, eh bien, il a fallu... baisser le bouillon...
Aujourd'hui, fini l'improvisation.
La bouillabaisse, c'est tout un art, comme l'explique Claudie Clemente, restauratrice à Saint-Raphaûl. En fait, c'est un plat du pauvre qui est devenu l'un des mets les plus recherchés de la côte.
Partons maintenant à la découverte d'un autre symbole de St Raphaûl, l'église Notre Dame de la Victoire.
Prenez sur votre gauche, le quai Albert Ier. Longez les restaurants, passez devant la capitainerie, puis tournez à gauche, rue Aublé, jusqu'à l'église Notre Dame de la Victoire.
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