Saint Raphaël : circuit au pays des îles d'or >

Promenade des bains

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Promenade des bains

C'est ici que commence l'aventure balnéaire de Saint Raphaël, dans la seconde partie du 19ème siècle.

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Nous sommes sur la promenade des Bains.
Tournez le dos à la mer. Vous pouvez même vous asseoir...
C'est ici que commence l'aventure balnéaire de Saint Raphaûl, dans la seconde partie du 19ème siècle.
Depuis 1863 la ligne ferroviaire Paris-Vintimille dessert la ville.
Le grand monde se donne rendez-vous sur la promenade des Bains. On y vient surtout en hiver. Il est vrai que le climat est très favorable : plus de 300 jours d'ensoleillement par an.
Pour attirer les visiteurs, les guides touristiques du début du siècle n'hésitent pas à reproduire de vieux dictons provençaux.
(Avec l'accent)
Quand le mistral entre par la fenêtre, le médecin s'en va par la porte !
On vante les bienfaits du vent, mais aussi de l'eau, avec, à l'appui, " l'opinion des célébrités médicales " :
Les maladies de la femme et particulièrement la chloro-anémie, avec toutes ses déplorables conséquences, sont celles qui le plus souvent trouvent dans notre station marine un traitement curatif.
Pour loger ce beau monde, de somptueux bâtiments sortent de terre.
Grâce à la volonté de notre bon maire, l'ingénieur ingénieux Félix Martin, la ville change de visage, en un clin d'oeil !
A Notre gauche, vous apercevez l'Hôtel continental. En 1882, le premier grand hôtel de la ville. Picasso, Man Ray, Eluard et bien d'autres y séjournent...
Un peu partout dans la ville, de somptueuses demeures voient le jour. Plus près de nous, de l'autre côté de la rue, vous apercevez la villa de Roquerousse, avec sa façade ouvragée.
Toujours plus à droite en face de nous, c'est la résidence Méditerranée, construite en 1914, dans un style victorien.
Avant de devenir un centre de loisir, ce bâtiment abrite l'Hôtel de la plage, fréquenté notamment par des Russes blancs, ceux qui fuient la révolution.
Imaginons un instant l'ambiance mondaine qui règne à Saint-Raphaûl au tournant du 20ème siècle : le casino, les concerts, les rencontres sur la promenade...
Une agitation qui doit beaucoup à Alphonse Karr, l'autre " inventeur " de la station balnéaire. Regardez à droite du passage piéton, derrière les panneaux directionnels. De l'autre côté de la rue, un square avec des palmiers. Là, une stèle lui est dédiée. Ce journaliste et écrivain vante les charmes de Saint-Raphaûl.
" Ne venez pas ici si vous ne pouvez pas y rester, ou du moins y revenir. Ces régions de la Méditerranée ont le défaut de gâter les autres pays et de les rendre inhabitables. "
De nombreuses personnalités rendent visite à Alphonse Karr, dans sa superbe villa au nom si inapproprié : la maison close.
" Voyons voir. Qui inviter à notre soirée du mois prochain ? Charles, bien sûr. Charles Gounod. Et puis Berlioz. Et aussi, bien entendu, ce bon Fromentin, dont j'aime tant la prose et les tableaux orientalistes... "
Regardez maintenant vers la mer, dans le prolongement de la promenade à gauche.
Vous apercevez la petite île ? C'est le lion de Mer. En face de lui mais caché à notre vue, il y a le lion de terre. La légende dit qu'un jour, un jeune pêcheur aperçoit, un vaisseau couvert de fleurs. A bord, la fille d'un roi. Superbe. C'est le coup de foudre. Mais la déesse Amphitrite, éprise elle aussi du jeune homme, envoie deux monstres marins pour empêcher l'union des amoureux. Par pitié pour le jeune couple, Neptune, le dieu de la mer, finira par figer ces créatures menaçantes, devenues ainsi le lion de mer et le lion de terre.
Eh oui ! Chez nous, même la pierre parle d'amour...
Bien.
Partons maintenant en direction de la vieille ville
Revenez sur vos pas jusqu'à l'église Notre dame. Passez devant et continuez tout droit.
Vous passerez sous le pont de chemin de fer. Marchez sur le trottoir de droite. Au niveau de la mairie, en levant les yeux en face, vous apercevez la tour carrée de l'église San Rafaeu. Montez la petite pavée dans cette direction, c'est la rue Charlot, elle est piétonne. Elle devient la rue de la vieille église et vous amène au pied de l'église, en face du musée.
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