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18-24 rue de la Sellerie (Monoprix)

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18-24 rue de la Sellerie (Monoprix)

Les anciennes " Nouvelles Galeries ", écrin art déco de la mode garçonne des années folles

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18-24 rue de la Sellerie (Monoprix)
Nous voici dans la principale rue commerçante du Saint Quentin des années 20.
(faire sentir les " " "-jeu sur ancien/nouveau)
Dont les anciennes " Nouvelles Galeries " étaient un des phares dès leur construction en 1922.
C'est d'ailleurs ainsi qu'on avait baptisé les deux éléments qui ornent sa façade: les " phares du commerce ".
Une façade qui réunit à elle seule des in-con-tour-na-bles de l'art déco.
(comme un balayage du regard)
Des verrières immenses, une marquise de béton, une large frise florale...
L'immeuble est signé Sylvère Laville, un architecte spécialiste des grands magasins. Eux aussi, se parent donc, après guerre, des atours art déco tandis que leurs vitrines présentent des habits et accessoires d'une mode toute nouvelle.
La mode des années folles...Qui portent bien leurs noms. Essentiellement pour les femmes d'ailleurs.
En 1914, tandis que les hommes étaient au front, elles faisaient tourner l'économie. Hors de question après l'Armistice de se laisser renfermer à nouveau dans sa maison ou dans un corset : l'émancipation féminine est lancée.
Et avec elle la mode garçonne.

Les vestiaires féminins et masculins s'uniformisent et tendent vers l'unisexe.
Finis les traditionnels attributs de la féminité: oubliés le corset et les cheveux longs.
Bonjour la coupe au carré, les chapeaux cloches et les interminables fume-cigarettes
Ecoutez Marie-Jeanne, couturière et grande collectionneuse de mode depuis toujours :
La mode était assez stylisée. C'était tout à fait le début, enfin la première fois peut-être dans la mode à travers les siècles qu'on coupait les cheveux et qu'on raccourcissait les robes. Mais la mode c'était une libération. C'était surtout la liberté qu'elle donnait au corps, l'aisance, les bas de robe - on n'a rien inventé - qu'on refait en ce moment qui ont toutes sortes de pointes qui dépassent ici et là et qui volent en marchant, en dansant. Et puis le comportement aussi. Mais oui, c'est sûrement un choix de vie de dire on va se libérer de tous les carcans.
Les égéries de l'époque se nomment Coco Chanel, Colette, Kiki de Montparnasse.
Autant de stars qui continuent de briller au firmament de la mémoire collective.
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