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Stains - Cité Jardin

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Stains - Cité Jardin

Nous voici à l'emplacement de l'ancien château de Stains. La mairie, que l'on vient de voir en descendant du bus, se trouve dans ses anciennes écuries.

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Nous voici à l'emplacement de l'ancien château de Stains. La mairie, que l'on vient de voir en descendant du bus, se trouve dans ses anciennes écuries.
C'est en Grande-Bretagne que l'idée des cités-jardins germe, au début du 20 ème siècle, dans l'esprit d'Ebenezer Howard.
Cela ne peut pas continuer comme ça. Dans mon pays, les villes s'étendent à perte de vue, de façon anarchique. Les ouvriers vivent dans des logements... how do you say ? Oh yes, dans des logements insalubres. I've got the solution ! Il faut construire des garden-cities !
Cet urbaniste visionnaire va créer deux cités jardins, au nord de Londres, d'ambitieux ensemble de logements à prix réduits qui vont servir de modèle à d'autres programmes d'habitations, en France, notamment ici.
Il s'agit, à l'origine, d'offrir un cadre de vie agréable aux ouvriers travaillant dans les usines de Saint-Denis, le Bourget, la Courneuve. L'ensemble compte un peu plus de 1600 logements organisés autour de la place centrale, où nous sommes.
Pour éviter que la cité soit impersonnelle, les architectes ont pris soin de varier les matériaux. La brique côtoie le béton, les mosaïques voisinent avec le marbre, l'enduit coloré contraste avec l'émail...
Ici, les immeubles ne dépassent pas trois ou quatre étages, comme ceux que vous avez vus en marchant jusqu'ici. Et tout autour, on trouve aussi des pavillons individuels, qui généralement possèdent un petit jardin. Les habitants y ont leur potager, ils y invitent la famille, les amis, l'été, pour un barbecue... Certains habitants des immeubles ont aussi leur lopin de terre.
On est bien loin des logements sociaux des barres HLM construites après guerre ! Oui, et c'est d'ailleurs ce qu'apprécie Lionel Chaignon , le président de l'Amicale des locataires. Ecoutez, c'est le coeur qui parle :
" Notre cité, on l'aime. L'initiative des architectes de l'époque, c'était de tout regrouper : les commerces, le lavoir, les bains douches, les terrains de sports, la maison des célibataires... Il y a beaucoup de choses dans ce petit territoire qu'est la cité jardin, il doit tout y avoir sur place. C'est une cité à taille humaine, oui ! "
Dans son enthousiasme, M. Chaignon nous a dévoilé une bonne partie des commodités dont jouissent les habitants de la cité jardin. Reprenons, plus en détail.
Il y a devant nous l'Espace Paul Eluard, du nom du poète, natif de Saint-Denis et dont nous avons parlé devant le musée d'arts et d'histoire...
Ici, c'est bien sûr le temple de la culture, une culture pour tous. On y vient pour voir des pièces des films ou des pièces de théâtre. N'hésitez pas à pousser la porte d'entrée. Très régulièrement, on propose aussi des expositions.
A l'arrière de ce bâtiment, il y avait le lavoir et les bains-douches. En effet, à la création de la cité-jardin, tous les appartements n'étaient pas dotés de salles d'eau individuelles. Mais pour beaucoup, la possibilité de se rendre aux bains douches représentait déjà un vrai progrès !
Les concepteurs de cette ville dans la ville avaient pensé à tout : écoles, magasins, cabinets de médecins... Si vous êtes attentifs, vous remarquerez certaines enseignes en mosaïque, qui n'ont pas changé depuis les années trente, Tenez, il y en a au pied des immeubles, sur notre droite.
Et puis derrière nous, les immeubles situés de part et d'autres de l'avenue François Beguet, étaient destinés aux célibataires, l'un aux hommes, l'autre aux femmes.
La nuit venue, il leur suffisait donc de traverser la rue....
Ça, l'histoire ne le dit pas, mais on peut bien imaginer que certains de ces locataires ont fini, un jour ou l'autre, par rejoindre ensemble un appartement familial en attendant l'arrivée de leur premier enfant.
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