Saint-Denis, sur la piste des Rois de France >

Stade de France

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Stade de France

Ce soir-là Emmanuel Petit inscrira là le 1000ème but de toute l'histoire de l'équipe de France.

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Et un, et deux, et trois zéro ! Allez, avouez, vous avez chanté, vous aussi, ce soir-là.
Mais oui, souvenez-vous. C'était un certain 12 juillet 1998.
Allez les bleus, c'est maintenant qu'il faut concrétiser. La défense brésilienne est sur ses gardes. Et c'est Emmanuel Petit qui va tirer ce corner... Zidane à l'affût, Zidane qui s'élève dans les airs, juste au dessus de Léonardo et qui envoie la balle au fond des filets. Magique Zidane qui inscrit le premier but de cette finale de la Coupe de Monde. Et la France se rapproche du pa-ra-diiiiiis !!!!!!
Ce soir-là, l'infatigable numéro 10 inscrira un autre but, imité à la dernière minute par Emmanuel Petit qui inscrira là le 1000 ème but de toute l'histoire de l'équipe de France.
C'est la consécration d'une certaine France Black Blanc Beur, celle d'une mixité ethnique qui contribue à la richesse humaine de Saint Denis et Plaine Commune.
Ah ce match, j'en ai les larmes aux yeux ...
C'est vrai, le Stade de France est une machine à fabriquer des émotions.
Mais passons aux chiffres du Stade de France. 80 000. Le nombre de places en version football ou rugby.
300 000 visiteurs par an
9000 m2 la surface de la pelouse.
600 mètres, la surface des comptoirs des 45 bars et buvettes...
Et allez, un dernier chiffre clé : le 31 oe 23. Ce n'est pas un score de match. C'est le numéro de la place du président de la république dans les tribunes officielles. Une chaise " comme les autres " si ce n'est qu'elle porte des accoudoirs, et qu'on la garnit de coussins pour un meilleurs confort.
Six mois avant le début du mondial 98, le Stade est inauguré devant 76 000 spectateurs !
Cet édifice valait bien tant d'honneurs. Ses architectes, Michel Macary, Aymeric Zublena, Michel Regembal et Claude Costantini, ont réalisé de véritables prouesses techniques, avec l'aide de véritables bataillons d'ouvriers. Certains jours, 5000 personnes travaillaient à l'édification de ce temple du sport.
Ce dont les architectes sont le plus fiers, c'est sans doute le toit.
Il est comme un disque qui semble flotter, tel un anneau olympique, au-dessus du stade.
Et pourtant, sa superficie correspond à celle de la place de la Concorde, son poids représente deux fois celui de la Tour Eiffel.
Autre innovation, une tribune que l'on peut en partie déplacer vers la pelouse pour faire apparaître la piste d'athlétisme.
Ces filles sont tout bonnement formidables ! Muriel Hurtis , Sylviane Félix, Christine Aron et Patricia Girard folles de joie sur la plus haute marche du podium de ce 4 fois 100 mètres. Ah, décidément, la France n'est pas près d'oublier ce Mondial d'athlétisme 2003 !
Au Stade de France, tous les sports ont droit de cité : le rugby, par exemple, mais aussi des disciplines beaucoup plus insolites, comme les courses automobiles, avec the Race of champions et même la voile, grâce à un immense bassin installé à la place de la pelouse.
Et puis, c'est bien connu. On vient aussi au Stade de France pour d'autres types de spectacles. Pour des concerts rock, comme ceux de Johnny, des Rolling stones et de U2. Ou pour la nuit celtique. Ou bien encore pour des opéras géants, comme Carmen et Aïda, des productions mettant en scène des centaines de figurants et des décors monumentaux.
Si vous voulez revivre ces événements ou en savoir plus sur l'architecture, poussez la porte du Musée du stade. C'est facile, il vous suffit de contourner le bâtiment sur la gauche jusqu'à la porte H.
Tout près d'ici, il y a aussi un autre musée qui vaut le détour, celui de la Maison Christofle, le spécialiste de l'orfèvrerie. Pour en savoir plus, appuyez sur la touche étoile.
Depuis sa création, en 1830, la maison Christofle a développé un savoir-faire incomparable, mêlant technique et inventivité artistique, dans le domaine de l'orfèvrerie. Fournisseur officiel de l'empereur Napoléon III, l'entreprise familiale a su, jusqu'à nos jours, s'adapter à son époque, avec de nouvelles méthodes de commercialisation des objets, l'invention du catalogue, les contrats passés avec les grands hôtels et les compagnies de chemin de fer. C'est d'ailleurs cette volonté de vivre avec son temps qui, en 1878, l'amène à construire cette nouvelle usine au bord du canal : cela permettra de recevoir et de traiter plus facilement le nickel importé de Nouvelle Calédonie.
L'histoire de Christofle, on l'a découvre à travers des nombreux objets, à l'intérieur du musée, ouvert chaque jour de 9h30 à 17h30 sauf les samedis, dimanches et jours fériés. Et puis, il a les hommes et les femmes qui travaillent ici et qui constituent de véritables mémoires vivantes. Tenez, Giovani Quérin, le chef de l'atelier de haute orfèvrerie... Ses mains en ont vu passer des chefs d'oeuvres. Et parmi eux, une commande peu ordinaire : un ensemble de pièces liturgiques commandées, tenez vous bien, pour le pape Jean-Paul II, en voyage à Paris pour les journées mondiales de la Jeunesse en 1997.
" Il y avait cinq ciboires, il y avait une patène, et puis bon le calice était en forme de tulipe.
C'est quand même extraordinaire de travailler dans son atelier à Saint Denis et puis de voir qu'ensuite, ces objets sont utilisés par le pape lui-même.
Oui, oui, parce que, bon, on l'a très bien vu à la télé utiliser ces pièces là...
Qu'est-ce que vous avez ressenti à ce moment là ?
Oh ben, c'est une certaine fierté, une certaine fierté, c'est sûr...
Et alors, je crois qu'il y a quelque chose qui vous a quand même un peu inquiété...
Il y a eu un petit truc qui ne m'a pas tellement plu. C'est un bruit de fond qui représentait une pièce qui tombait par terre. Je me suis dit : mince. C'est laquelle qui est tombée. Je n'ai jamais su laquelle. Puisque je ne l'ai pas vu revenir en réparation. Donc c'est qu'elle ne devait pas avoir grand bobo. "
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