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Villard-Laté, chapelle Sainte-Madeleine

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Villard-Laté, chapelle Sainte-Madeleine

Jusqu'au début du 20e siècle, Villard-Laté s'appelait aussi Villard-la-Madeleine

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Jusqu'au début du 20e siècle, Villard-Laté s'appelait aussi Villard-la-Madeleine. Ce nom faisait référence à un hospice existant au 13e siècle, à la sortie du village. Bâti en 1220, ce relais hospitalier était tenu par les Frères de la Madeleine. Cet ordre s'était constitué au 12e siècle, pour accompagner et secourir les voyageurs sur les grandes voies de pèlerinages. L'établissement de Saint-Chaffrey était la maison-mère dans la région. Les plus proches se situaient au col de Montgenèvre et au col du Lautaret. Simples refuges, ils permettaient d'abriter quelques personnes et leurs montures. Afin de guider ceux qui risquaient de s'égarer dans la nuit, les frères sonnaient la cloche à la tombée du jour, ½ heure en été et 1 heure en hiver. L'hospice semble disparaitre à l'aube du 16e siècle, mais la chapelle d'origine a perduré jusqu'en 1879, date de sa démolition pour laisser passer la route militaire menant au Granon.
L'édifice actuel a été consacré en 1884. L'espace intérieur est formé d'une nef unique voûtée en berceau brisé à la manière médiévale, à laquelle s'ajoute la tribune en bois de la confrérie des pénitents du hameau.
La décoration du choeur, antérieure à la chapelle, se compose d'une toile du 17e siècle figurant un calvaire avec sainte Marie Madeleine, saint Jean et un donateur et deux remarquables statues du 18e siècle, en bois foncé, représentant sainte Luce et sainte Barbe.
En empruntant les petites rues qui montent entre les maisons, vous remarquerez de nombreuses fontaines, parfois associées à un bassin pour la lessive. Elles témoignent de l'époque pas si ancienne où les habitants devaient prendre l'eau dans la rue. Pour faire la " Bua ", les femmes s'installaient devant chez elles, avec la gerle, sorte de gros tonneau dans lequel elles faisaient blanchir le linge dans de l'eau bouillante additionnée de savon et de cendre de bois.
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