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L'église Saint-Martin

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L'église Saint-Martin

Une église qui aime l'art : les fresques médiévales et les sculptures contemporaines !

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1089 : l'église Saint Martin est construite !
1886 : elle est classée Monument historique !
Quand vous pénétrez à l'intérieur, votre oeil est aussitôt attiré par ses fresques murales. On se rapproche du choeur pour les contempler ?... Vous y êtes ?... Balayez les différents décors du regard.
Impossible de ne pas remarquer des motifs floraux et géométriques. Ils sont typiques de l'art pictural anglo-normand du 12e siècle. Quant aux scènes avec des personnages, ils datent probablement du 14e et 15e siècles. Décryptons quelques-uns 
Regardez le mur gauche du choeur
À droite de la fenêtre, une femme abrite une quarantaine de personnages sous les pans de sa cape. Il s'agit de la Vierge au Manteau qui protège des moines.
À présent, le centre du choeur
La coupole en hauteur abrite un Christ en Majesté. Jésus est encadré par des parois que l'on nomme mandorle ou encore amande mystique. Cet ornement est caractéristique de l'art roman.
Tournons-nous vers le mur droit
Près de la fenêtre, se tient un ange avec une balance en déséquilibre. Dans le plateau du bas, un personnage auréolé. De l'autre côté de la fenêtre, deux diablotins. L'un d'eux met la patte sur le plateau vide de la balance. Cette scène représente la Pesée des Ames effectuée par Saint Michel à la porte de l'au-delà.
L'église Saint Martin unit l'art d'hier à celui d'aujourd'hui. Retournez-vous. Vous voyez sur le mur à droite les différentes stations de la Passion du Christ ?
On doit cette oeuvre contemporaine au peintre et sculpteur Christian Malézieux dont l'atelier est situé près du pont du village. C'est l'association des Amis de Saint Céneri qui a commandé ce chemin de croix à l'occasion du nouveau millénaire.
En sortant, il vous faut contourner l'édifice ! Vous découvrirez des sarcophages mérovingiens, traces d'un lieu de culte primitif.
Vous entendez ?... Ce vrombissement est celui des abeilles de l'église. Les grandes protectrices de Saint Céneri !
On raconte qu'en l'an 898, les troupes de Charles Simple mettaient à feu et à sang la région de Saint Céneri-le-Gérei. Pour protéger le tombeau de Céneri, un essaim a surgi du mur de l'église, puis foncé sur les militaires enragés. Ceux-ci, effrayés, désemparés, se jetèrent du haut des falaises pour plonger dans la rivière. Tous périrent noyés !
Les abeilles, elles, sont toujours là !
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