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Béville le Comte

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Béville le Comte

Le domaine du Porteau est une ferme typique de la Beauce.

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Nous sommes devant la ferme du Porteau. Placez-vous dans la cour, dos au porche.
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Le domaine du Porteau est une ferme typique de la Beauce.
De nos jours, la cour où vous vous situez est vide et silencieuse.
Mais au 19e siècle, toute la vie de la ferme se déroulait ici.
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A quoi ressemble la ferme d'autrefois ? En face de vous c'est l'habitation du fermier. A gauche et à droite de la cour, les grands bâtiments sont des granges, où les paysans stockent leur récolte. Du blé principalement, ou du fourrage pour nourrir les animaux de la ferme. Plus près de vous, sur votre droite, dans l'allongement du porche < moutons > c'est la bergerie. Elever des moutons c'est très important au 19e siècle. Après une ou deux récoltes, les paysans mettaient les champs en jachère et y installaient leurs moutons pour éviter que les mauvaises herbes n'y poussent.
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Et que font les moutons lorsqu'ils crient ? Ils font " Béééééééééé". C'est ainsi que la ville où nous sommes s'est appelé " Bé-ville ", simplement parce qu'il y avait ici beaucoup de bergeries !
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Continuons notre visite de la ferme beauceronne du 19e siècle. A gauche, dans le prolongement du porche, se trouve l'ancienne étable avec ...< vaches > ...les vaches Les boeufs étaient parfois utilisés pour tirer les engins agricoles et labourer, tout comme les chevaux.
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Et l'écurie, d'après vous, où se trouvait-elle dans la ferme du 19e siècle ?
Regardez bien la maison du fermier... La dernière fenêtre à votre gauche... elle est entourée de chaque côté par des piliers en brique. Et bien, c'était l'entrée de l'écurie, transformée - aujourd'hui - en habitation.
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< pas de chevaux sur le pavé >+< " Oh, oh !!!! " :du fermier pour le cheval > Durant la période de la moisson, il pouvait y avoir dans cette cour, 30, 50 personnes. Chaque travailleur avait un rôle précis. Serge Dufour connaît bien les anciens métiers de la ferme. Il nous explique.
Itv Dufour
- Serge Dufour, quels étaient les métiers de la ferme au début du 20e siècle ?
- Il y avait les charretiers, les bergers, le vacher et le marmiton-porcher, ceux qui avaient à donner des soins à leurs animaux tous les jours. Ils étaient obligés d'être là, tout le temps, même le dimanche ! Le dimanche, ils pouvaient sortir l'après-midi, mais il fallait venir soigner les chevaux le soir, ou les vaches...
- Mais la plus haute fonction dans une ferme, c'était être charretier. Que faisait-il, ce charretier ?
- Et bien, c'est à dire que le charretier, son travail, c'était d'abord de labourer la terre. Ensuite, avec d'autres charretiers de la ferme, ils semaient. Il y avait d'abord le maître-charretier. Ensuite, il y avait le 2e charretier, le 3e charretier, dans l'ordre des choses, selon la compétence.
- Mais pourquoi on disait charretier ?
- Charretier, parce qu'ils conduisaient les charrettes aussi.
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- Mais tous ces gens vivaient ensemble, ils mangeaient ensemble par exemple ?
- Les patrons ne mangeaient pas la plupart du temps avec les salariés. Il y avait un ordre hiérarchique à la table : le maître-charretier, en face de lui, il y avait le berger, car le berger, c'était quelqu'un en qui il fallait avoir confiance, il fallait qu'il s'occupe bien du troupeau de moutons, donc c'était quelqu'un ! Après, il y avait le 2e charretier, le 3e, et puis après, il y avait les saisonniers qui étaient à côté du berger de l'autre côté de la table. Le maître-charretier se servait le premier dans les plats, il prenait le meilleur morceau, et le pauvre petit marmiton, le petit dernier, celui qui avait 13-14 ans, et bien, il mangeait ce qui lui restait...
- C'était une vie très dure ou plaisante quand même ?
- C'était dur mais on ne s'en rendait pas compte. Tout le monde devait travailler, on s'en faisait pas une montagne, c'était l'habitude...
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< corbeaux >. En sortant de la ferme, vous remarquerez sur la gauche, en face de l'église, un épouvantail Il n'est pas là par hasard. Béville le Comte est en effet la capitale mondiale dans ce domaine. Un salon international de l'épouvantail se tient même régulièrement dans la commune ! Et des records sont parfois battus lors de ces festivités : Béville le Comte a ainsi érigé le plus grand épouvantail du monde, 34 mètres de haut, et aussi le plus petit au monde : hauteur 3 millimètres ! Une oeuvre d'art uniquement visible à la loupe !
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Bien, si vous souhaitez connaître les informations de guidage pour vous rendre au moulin de Ouarville, la prochaine étape de votre visite guidée, appuyez sur la touche étoile de votre téléphone... C'est à vous !
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Dos à la ferme beauceronne, reprenez la route vers votre droite et revenez en arrière en direction d'Auneau et de Roinville sur 400 mètres, puis prenez la route à droite, direction St Léger des Aubées, sur la D119.
Lorsque vous arrivez à St Léger des Aubées, prenez la première à gauche après la pancarte indiquant la ville, puis la première à droite. Vous passez devant l'église de St Léger des Aubées, puis vous quittez le village. Après deux kilomètres, vous traversez Santeuil. Arrivé à un stop à Santeuil, tournez à gauche sur la D 939, direction Ouarville. De loin, au bout de 5 kilomètres, avant d'entrer dans Ouarville, vous remarquerez sur votre droite un moulin. Pour vous y rendre, prenez la première à droite, avant le panneau indiquant la ville.
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Merci de continuer votre visite de la route du blé avec Allovisit, nous attendons votre prochain appel.
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